Pillay demande aux autorités de facto de la région moldave de Transnistrie de veiller au respect des droits de l'homme

La Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay. Photo: ONU/Jean-Marc Ferré

14 février 2013 – La Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a exhorté jeudi les autorités de la Transnistrie à veiller au respect des droits de l'homme, après la publication du premier rapport sur la situation dans cette région qui fait partie de la Moldavie mais échappe à son contrôle.

« Les droits de l'homme ne connaissent pas de frontières. Il est primordial de relever les défis qui se posent actuellement dans ce territoire qui fait l'objet d'un différend, peu importe la reconnaissance de son statut politique ou juridique», a souligné Mme Pillay dans un communiqué de presse.

« Nous ne devons ni oublier ni négliger les droits des habitants de zones qui, pour une raison ou une autre, sont contrôlées par des autorités de facto », a-t-elle plaidé en appelant la communauté internationale à soutenir le déploiement d'experts des droits de l'homme dans l'ensemble des territoires faisant l'objet d'un litige dans le monde.

Située à l'est de la Moldavie, la Transnistrie a déclaré son indépendance en 1990, avant d'être le théâtre d'affrontements en 1992. Depuis, la région échappe n'est plus sous le contrôle du gouvernement de la Moldavie.

L'auteur du rapport, l'expert indépendant Thomas Hammarberg, qui s'est rendu en Transnistrie à trois reprises entre mai et novembre 2012, a recommandé une réforme de fond du système carcéral, pour limiter la surpopulation et abolir des mesures disciplinaires jugées inhumaines.

« L'expert a également demandé aux autorités de facto d'accorder une priorité aux mesures contre la traite et ses causes profondes », a expliqué le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH).

Dans son rapport, l'expert exhorte également à rendre les lois locales conformes aux droits de l'homme et au droit international et appelle le gouvernement de facto à élaborer un plan d'action pour mettre en œuvre les recommandations.

Mme Pillay s'était rendue en Moldavie, notamment en Transnistrie, en novembre 2011. À cette occasion, elle avait rencontré les autorités de facto, abordant avec elles le problème des violations de normes internationales pertinentes en matière de détention arbitraire, de mauvais traitements et d'actes de torture.


News Tracker: autres dépêches sur la question

Droits de l'homme : La Moldavie exhortée à adopter une loi contre les discriminations

Coup de projecteur