République centrafricaine: le HCR fait état de déplacements massifs de populations

Un entrepôt du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) situé à Bamabari, en République centrafricaine, a été pillé par des hommes armés. Photo: HCR/J.C Ndanga

12 février 2013 – De retour de République centrafricaine, une équipe conjointe du Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiées (HCR) et de l'ONG Mercy Corps a signalé de nombreux déplacements de populations dans le nord et le centre du pays.

Cette mission est la première dépêchée dans la région depuis que les principales villes de ces régions, notamment Bambari et Kaga Bandoro, deux localités stratégiques situées à environ 400 kilomètres de la capitale Bangui, sont passées sous le contrôle des rebelles de la coalition Séléka.

Selon le HCR, les villages situés entre Grimari et Bambari sont complètement déserts, la plupart de leurs habitants ayant fui les raids de plus en plus fréquents perpétrés par les rebelles à la recherche de vivres, de carburant ou d'argent. Ces attaques de groupes armés s'accompagnent parfois d'actes de violence à l'encontre des civils.

Situé à 10 kilomètres de la ville de Bambari, le camp de Pladama Ouaka, où vivent près de 2.000 réfugiés soudanais, n'a pas été épargné, affirment les enquêteurs du HCR. Des installations communautaires, le centre de distribution et l'entrepôt d'une ONG partenaire du HCR ont tous été pillés. Les rebelles se seraient également emparés de panneaux solaires. Un entrepôt du HCR a été également visé au cours d'un pillage généralisé de Bambari.

Les assaillants se sont enfuis avec du matériel destiné aux 3.000 réfugiés et déplacés vivant dans cette zone, notamment des bâches goudronnées, des couvertures, des matelas, des vêtements, des lampes et des panneaux solaires. Les bureaux des Nations Unies et des ONG sur place sont très souvent pris pour cible, affirme le HCR, qui estime à environ 316.000 dollars le montant de ses pertes en matériel et autres dégâts.

L'accès humanitaires aux populations civiles à travers le pays demeure très limité en raison de l'insécurité, ce qui rend difficile la protection des civils et l'aide aux réfugiés et aux personnes déplacées. Le HCR estime que 80.000 civils auraient fui leurs villages.

Le Haut Commissariat appelle le gouvernement et les rebelles à faciliter l'accès aux populations pour le personnel humanitaire. Le HCR appelle aussi au cantonnement des groupes rebelles comme le prévoient les accords de Libreville signés le 11 janvier dernier.

En savoir plus





Coup de projecteur



Aucun résultat
Aucun résultat