L'ONU célèbre l'Année internationale pour la coopération dans le domaine de l'eau

Photo: OCHA/Imane Cherif

11 février 2013 – À l'occasion du lancement de l'Année internationale pour la coopération dans le domaine de l'eau, le Secrétaire général Ban Ki-moon a réaffirmé lundi l'importance de l'accès à l'eau douce pour la santé, la sécurité alimentaire et les progrès économiques.

« L'eau est la clé du développement durable. Nous devons œuvrer ensemble à protéger et gérer avec prudence cette ressource fragile et limitée », a déclaré M. Ban lors de la cérémonie d'ouverture d'une manifestation qui s'est déroulée au Siège de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), à Paris.

L'ONU-Eau a choisi l'UNESCO pour coordonner les manifestations de cette édition de l'Année internationale des Nations Unies pour la coopération dans le domaine de l'eau.

L'eau douce s'écoule librement, sans tenir compte des frontières politiques. Le monde compte 276 bassins fluviaux avec au moins un affluent traversant une frontière internationale. Près de 40% de la population mondiale vivent aux abords de ces bassins transfrontaliers, qui couvrent environ 46% de la surface émergée de la Terre.

Les communautés qui partagent les ressources aquifères peuvent avoir des besoins ou des demandes concurrentes, exigeant que les acteurs traditionnels de la gestion de l'eau - à savoir scientifiques, gouvernements et décideurs - s'associent à des personnes ou des organisations externes telles que des sociologues, des représentants de femmes ou encore des peuples autochtones, des militants communautaires et la société civile.

« Il faudra convaincre les secteurs alimentaire, hydrique et énergétique de coopérer au lieu d'agir sans se consulter. Cela exigera des institutions solides, tant au niveau national qu'international, pour répondre aux demandes concurrentielles et désamorcer les tensions, comme par exemple dans les cas d'extraction de gaz de schiste, d'irrigation intensive ou d'édification de barrages », a affirmé la Sous-Directrice générale pour les sciences exactes et naturelles de l'UNESCO, Gretchen Kalonji.

« Actuellement, ces différents groupes ne travaillent pas ensemble, ou pas de manière conjointe. Les efforts doivent donc se concentrer sur leur rapprochement et l'élaboration d'une approche plus globale et mieux intégrée de la gestion de l'eau. C'est là la clé qui manque pour faire de l'accès à l'eau douce une réalité pour tous », a-t-elle ajouté.

La sécurité de l'eau est essentielle au développement durable et crucial pour la construction de sociétés inclusives et pacifiques. Pourtant, des milliards de personnes restent vulnérables à la pénurie d'eau, à la détérioration de la qualité de l'eau et à d'autres catastrophes comme les inondations et les sécheresses.

Les femmes, enfants et personnes vivant dans la pauvreté sont évidemment les plus vulnérables. Comme cela est spécifié dans le rapport 2012 sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), les femmes sont les plus touchées par les pénuries d'eau. En Afrique sub-saharienne, 71% de la charge de collecte de l'eau est dévolue aux femmes et aux filles et cela est également le cas dans d'autres parties du monde.


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