L'envoyé de l'ONU au Yémen indique que le pays a besoin du soutien du Conseil de sécurité pour poursuivre la transition politique

Le Conseiller spécial du Secrétaire général sur le Yémen, Jamal Benomar. Photo ONU

8 février 2013 – Le Conseiller spécial du Secrétaire général sur le Yémen, Jamal Benomar, a indiqué vendredi que le Yémen a besoin du soutien du Conseil de sécurité pour mener à bien la prochaine phase de la transition politique.

« La situation au Yémen reste fragile et de nombreux défis restent à soulever pour que la transition réussisse, et pour éviter le retour de la violence. Nous devons rester attentifs aux tentatives d'obstruction de la transition », a déclaré M. Benomar devant les journalistes après la réunion au Conseil de sécurité.

Le Conseil a effectué une mission au Yémen en janvier afin d'évaluer la progression de la transition politique et pour rencontrer les dirigeants politiques et militaires de ce pays, ainsi que les représentants du système des Nations unies sur place.

Le Yémen s'est engagé dans un processus de transition démocratique depuis qu'un mouvement de protestations populaire a poussé l'ancien Président Ali Abdullah Saleh à la démission. Depuis, le pays est dirigé par un gouvernement d'unité national sous la direction du Président Abdrabuh Mansour Hadi, élu en février 2012.

Dans le cadre de la transition, le Yémen devra organiser un processus de dialogue national inclusif qui servira à lancer la rédaction d'une nouvelle constitution, et à préparer des élections prévues pour 2014. Le processus de dialogue devrait être lancé le 18 mars selon le Président Hadi.

Dans son rapport au Conseil de sécurité, M. Benomar, qui a effectué 18 missions au Yémen, a rappelé que le Yémen fait face aussi à une crise humanitaire.

« J'ai expliqué au Conseil que la situation économique critique a été amélioré, mais que les yéménites attendent toujours de voir des améliorations tangibles de leur quotidien. Le gouvernement doit accélérer l'établissement d'un mécanisme d'absorption des programmes d'aide et que les bailleurs de fonds doivent respecter leurs engagements », a indiqué M. Benomar.

Le plan d'assistance humanitaire de 2013 pour le Yémen requiert 716 millions de dollars pour fournir une assistance humanitaire aux 7,7 millions de yéménites les plus vulnérables. Cela représente une augmentation de 22% comparé aux besoins du plan de 2012.

La visite du Conseil en janvier est intervenue au moment où un navire portant des armes a été saisi dans les eaux territoriales yéménites. Le gouvernement avait saisi le comité des sanctions pour que celui-ci mène une enquête.

« Le Yémen est inondé d'armes, légères et lourdes, et cela sont disponibles aux individus et aux groupes », a rappelé M. Benomar.

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