La semaine de l'harmonie interconfessionnelle, une occasion de s'opposer au fondamentalisme

Des représentants de différentes confessions arrosent un arbre, symbole de vie et d’unité, lors des célébrations de la Semaine mondiale de l’harmonie interconfessionnelle, en 2012. Photo:ONU/Paulo Filgueiras

1 février 2013 – À l'occasion de la Semaine mondiale de l'harmonie interconfessionnelle, célébrée chaque année du 1er au 7 février, le Secrétaire général Ban Ki-moon a déclaré vendredi dans un message son intention de continuer à travailler avec des personnes de toutes confessions pour « s'élever au-dessus des tensions et des conceptions erronées » et « trouver la voie de l'harmonie et de la dignité pour tous. »

Cette Semaine mondiale a été proclamée par l'Assemblée générale le 20 octobre 2010, afin de promouvoir l'harmonie entre toutes les personnes, indépendamment de leur foi. Dans sa résolution, l'Assemblée encourage notamment tous les États à soutenir au cours de cette semaine la diffusion du message d'harmonie entre les religions et de bonne volonté dans les églises du monde, les mosquées, synagogues, temples et autres lieux de culte selon les traditions religieuses ou convictions de chacun.

« La grande majorité des gens vivent en harmonie avec leurs voisins, quel que soit leur culte, mais chaque religion recèle également une minorité prête à embrasser avec véhémence des doctrines fondamentalistes, faisant preuve de bigoterie ou ayant recours à une violence extrême », rappelle M. Ban dans son message.

De tels actes, souligne-t-il, sont un affront à l'héritage de toutes les grandes religions et aux enseignements qui en sont issus et sont également contraires à la Déclaration universelle des droits de l'homme. « Il est impératif que la majorité modérée se dote des moyens de s'opposer résolument aux forces de l'extrémisme. Cela ne peut se faire que par des initiatives fortes. »

À son forum qui se tiendra à Vienne le mois prochain, annonce le Secrétaire général, l'Alliance des civilisations poursuivra l'action qu'elle mène pour rapprocher les confessions et les cultures. Que ce soit sur la scène internationale ou dans leur communauté, les chefs religieux et culturels ont une responsabilité, estime-t-il, « celle de parler le langage de la tolérance et du respect. C'est un message clef de la Semaine mondiale de l'harmonie interconfessionnelle ».

Dans ce contexte, tendre la main aux jeunes en leur communiquant un message d'espoir est également nécessaire. « Trop souvent marginalisés, sans emploi ou aux prises avec un avenir incertain, les jeunes peuvent constituer une proie facile pour les fanatiques, qui les appâtent en brandissant une cause à défendre et en leur donnant un sentiment d'appartenance. Nous devons dénoncer cette imposture et proposer une autre solution convaincante. »

En décidant de faire cause commune, les fidèles de toutes les religions nous faciliteraient la tâche, ajoute M. Ban : « N'oublions jamais que ce qui nous sépare n'est rien à côté de ce qui nous unit ».


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