Burundi : le chef du BNUB souligne les progrès accomplis en matière de consolidation de la paix

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour le Burundi, Parfait Onanga-Anyanga. Photo: ONU/Evan Schneider

24 janvier 2013 – « Jamais auparavant, le Burundi n'a connu de période aussi longue et ininterrompue d'expérience démocratique et de stabilité », s'est félicité jeudi, devant le Conseil de sécurité, le Représentant spécial du Secrétaire général pour ce pays, Parfait Onanga-Anyanga.

Également Chef du Bureau des Nations Unies au Burundi (BNUB), M. Onanga-Anyanga était venu présenter aux membres du Conseil le dernier rapport en date du Secrétaire général sur les activités de cette mission politique, qui recommande que le mandat du Bureau soit prorogé d'un an, même s'il est envisagé de réduire, dans un proche avenir, les Nations Unies à une simple équipe de pays.

Dans le courant de l'année, indique en effet le rapport, le Secrétaire général a l'intention de déployer sur le terrain une mission en vue de déterminer l'action qui sera menée à l'avenir par l'ONU au Burundi, mission dont les résultats figureront dans son prochain rapport au Conseil.

L'objectif, précise-t-il, est de « transformer le BNUB en une équipe de pays des Nations Unies aussi rapidement que les conditions le permettront ». Il a ainsi chargé son Représentant spécial de « continuer à aider le gouvernement burundais à établir les critères attendus par le Conseil et, surtout, par les Burundais ».

Devant le Conseil, celui-ci a expliqué que le processus démocratique burundais se renforçait, « même si l'impact du boycott des élections de 2010 se fait toujours ressentir ». « La majorité des institutions les plus importantes ont continué de s'améliorer et de s'acquitter de leurs responsabilités avec une confiance et une efficacité accrues », a-t-il précisé.

M. Onanga-Anyanga a également mis l'accent sur le niveau « remarquable » de sécurité et de stabilité atteint dans le pays, en grande partie grâce au « succès » de la réforme de l'armée burundaise et à une professionnalisation croissante.

Concernant la gouvernance et le renforcement des institutions, les progrès ont également été « considérables », marqués par une « amélioration continue des mécanismes de lutte contre la corruption et de renforcement de la responsabilisation des institutions », a-t-il observé.

Toutefois, a regretté le Représentant spécial, la réalisation d'un processus de justice transitionnelle répondant au double objectif de la réconciliation et de la justice demeurait « une tâche essentielle mais encore inachevée des Accords d'Arusha ».

« La situation des droits de l'homme a montré des signes encourageants d'amélioration en 2012 par rapport aux deux années précédentes », a en outre souligné le chef du BNUB, en évoquant une diminution significative du nombre d'exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, de meurtres pouvant être considérés comme ayant été politiquement motivés et de cas de tortures.

Enfin, en matière de développement économique et social, domaine auquel le Gouvernement burundais « accorde aujourd'hui la plus grande priorité », des « défis majeurs » persistent et nécessitent, selon lui, des « efforts concertés » de la part de la communauté internationale.

Ainsi, le président de la Formation de la Commission de consolidation de la paix (CCP) sur le Burundi, Paul Seger, a lancé devant le Conseil de sécurité un appel urgent à tous les donateurs pour qu'ils envisagent sérieusement d'augmenter la partie de leur aide au développement sous la forme d'un financement budgétaire.

Il a en outre estimé que l'année 2013 serait « décisive pour la consolidation de la paix en vue des élections de 2015 ». « Un climat inclusif et ouvert sera crucial pour le retour vers une vraie démocratie multipartite », a ajouté M. Seger.

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