Banque mondiale : perspectives économiques solides pour le monde en développement, mais embûches à l'horizon

Siège de la Banque mondiale à Washington, Etats-Unis. Photo: Banque mondiale/Deborah Campos

16 janvier 2013 – Quatre ans après le début de la crise financière mondiale, le pire semble passé, mais l'économie mondiale reste fragile et les pays à hauts revenus continuent de souffrir de volatilité et de croissance ralentie, conclut la dernière édition des Perspectives économiques mondiales, rendue publique mercredi par la Banque mondiale.

Malgré la lenteur de la croissance des pays à hauts revenus, les perspectives pour les pays en développement restent solides, de 1 à 2% inférieures toutefois par rapport à la période d'avant-crise. Pour regagner des taux de croissance plus rapides, les pays en développement devront se focaliser sur des politiques nationales qui stimulent la productivité pour assurer une croissance robuste sur le long terme, affirme la Banque mondiale.

Selon elle, les pays en développement ont enregistré en 2012 parmi leurs plus bas niveaux de croissance économique au cours de la dernière décennie, avec un PIB estimé en croissance de 5,1%. La croissance des pays en développement est vue en expansion à 5,5% en 2013, se renforçant à 5,7% et 5,8% en 2014 et 2015, respectivement.

Ces chiffres sont nettement supérieurs à ceux des économies à hauts revenus, dont le PIB n'a augmenté que de 1,3% en 2012 et ne devrait augmenter que de 1,3% en 2013. Leur croissance, prévoit la Banque mondiale, devrait s'affermir progressivement de 2% en 2014 puis de 2,3% en 2015. Dans la zone euro, la croissance devrait désormais redevenir positive en 2014 avec un PIB attendu de 0,1% en 2013, qui devrait passer à 0,9% en 2014 et à 1,4% en 2015.

La croissance mondiale de biens et de services, qui a augmenté de 3,5% en 2012, est attendue en hausse, accélérant à 6% en 2013 et 7% en 2015.

Bien que réduits, les risques de récession au niveau mondial perdurent, en raison des difficultés rencontrées pour résoudre de la crise de la dette en zone euro et des problèmes budgétaires auxquels sont confrontés les États-Unis, mais aussi de la possibilité d'un ralentissement brutal de l'investissement en Chine et d'une interruption de l'approvisionnement mondial en pétrole.

Dans cet environnement externe affaibli, la croissance des pays en développement devra venir de l'intérieur, assure la Banque mondiale, qui préconise le renforcement de la bonne gouvernance et la hausse des investissements dans les infrastructures, l'éducation et les soins de santé.


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