République centrafricaine : Ban salue les accords de Libreville et appelle à leur mise en œuvre

Des enfants déplacés par les violences en République centrafricaine participent à une classe en plein air dans un camp. Photo: HCR/D. Mbaiorem

15 janvier 2013 – Le Secrétaire général a salué mardi les accords signés à Libreville, au Gabon, le 11 janvier dernier, et appelé les parties prenantes en République centrafricaine à les mettre en œuvre intégralement, a indiqué le porte-parole de Ban Ki-moon à la mi-journée.

M. Ban « salue les accords signés à Libreville le 11 janvier, à savoir la déclaration de principe, l'accord de cessez-le-feu et l'accord politique sur la résolution de la crise en République centrafricaine. Il appelle le gouvernement de la République centrafricaine, les groupes politico-militaires, la coalition Séléka et les partis de l'opposition à les mettre en œuvre dans leur intégralité », indique une déclaration officielle.

Le Secrétaire général, poursuit le porte-parole, félicite la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC) et les dirigeants de la région de s'être mobilisé rapidement pour faire face à la crise. Les partenaires de la République centrafricaine sont appelés à renforcer leur soutien aux efforts en cours pour instaurer la stabilité et une paix durable dans le pays.

Le Séléka, une coalition de groupes rebelles, a pris les armes le 10 décembre dernier pour réclamer le respect intégral de l'Accord de paix global de Libreville en date de 2008, qui prévoyait notamment un programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion. Le Secrétaire général et le Conseil de sécurité avaient de concert condamné les menées du Séléka, l'exhortant aussi, ainsi que les autorités centrafricaines, à résoudre la crise par le dialogue et le respect de cet Accord.

Conclu entre le gouvernement et les trois principales formations rebelles regroupées sous la bannière du Séléka, l'Accord de Libreville de 2008 avait aidé à rétablir une certaine stabilité en République centrafricaine, nation à l'histoire politique troublée et théâtre de conflits armés récurrents. Selon le Département des affaires politiques de l'ONU, l'autorité de l'État est faible dans de nombreuses régions du territoire où sévissent des groupes rebelles ou criminels.


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