RDC : Bangura se félicite des sanctions imposées aux groupes rebelles responsables de violences sexuelles

Des membres du M23 en train de se retirer de Goma, capitale du Nord-Kivu, dans l’est de la RDC, en novembre 2012. Photo: ONU/Sylvain Liechti

8 janvier 2013 – La Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question des violences sexuelles en conflit s'est félicitée mardi des sanctions imposées, le 31 décembre dernier, par le Conseil de sécurité aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et au Mouvement du 23 mars (M23).

Cette mise à jour a été motivée par les « actes de violence odieuse », notamment […] de violences sexuelles, perpétrés à l'encontre des civils de République démocratique du Congo (RDC). « Ces sanctions constituent un rappel et un signal clair que ces groupes seront tenus responsables de tout acte de violence sexuelle commis dans ces zones. Le Comité des sanctions applicables à la RDC montre la voie en mettant l'accent sur les crimes de violences sexuelles », a déclaré Mme Bangura.

« Je me félicite également de la désignation du lieutenant-colonel Éric Badege et de. Jean-Marie Lugerero Runinga, du M23, tous deux accusés de violations graves des droits de l'homme et du droit international humanitaire. »

La Représentante spéciale a instamment invité les États Membres à veiller à la pleine application des mesures imposées par le Conseil, notamment l'interdiction de voyager et le gel des avoirs. Elle a en outre demandé à la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), particulièrement au travers de son mécanisme de vérification conjoint, d'aider les autorités congolaises à prévenir et à faire face aux violences sexuelles liées au conflit à l'est de la RDC.

La prévention de l'« épidémie » de violences sexuelles en RDC, et la réponse à lui apporter, exigent un nouvel élan et de multiples partenariats, poursuit Mme Bangura. « Il s'agit là d'un des nombreux crimes corolaires au conflit, perpétré quand les familles sont vulnérables et déplacées. Malheureusement, c'est une scène qui continuera de se répéter en RDC à moins d'y mettre immédiatement fin. »

Le Premier ministre congolais, Matata Ponyo Mapon, est quant à lui invité à enquêter et à poursuivre en justice les membres des Forces armées de la RDC (FARDC) et autres groupes armés qui se sont rendus coupables de violences sexuelles à Minova, au Sud-Kivu, à Munigi et à Goma, au Nord-Kivu, en novembre 2012.

La Représentante spéciale l'exhorte également à mettre pleinement en œuvre la stratégie nationale de lutte contre les violences sexuelles et fondée sur le genre et à élaborer un plan d'action pour la prévention et la réponse aux violences sexuelles en conflit, en particulier celles qui auraient été commises par les forces de sécurité et les groupes armés présents en RDC.

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