Une mission d'enquête de la MONUSCO déclare sans fondement plusieurs rumeurs dans l'est de la RDC

Un hélicoptère civil de la MONUSCO Photo: MONUSCO/Sylvain Liechti (Photo d'archive)

2 janvier 2013 – La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) a réfuté mercredi plusieurs rumeurs, suite aux vérifications d'une équipe d'évaluation dépêchée, du 21 au 24 décembre 2012, dans trois localités du territoire de Masisi, située au Nord-Kivu.

L'objectif de cette mission était de vérifier la véracité de rumeurs persistantes qui circulaient à Mpati, Nyange et Bibwe.

Au terme de sa mission, l'équipe a été en mesure de déclarer « sans fondement » plusieurs de ces rumeurs, notamment une qui affirmait l'arrivée à Kazibake de 4.000 membres des Forces de libération démocratique du Rwanda (FDLR), accompagnés de membres de leurs familles, et qui auraient transité par la Zambie.

En outre, l'équipe de la MONUSCO a infirmé la rumeur faisant état du passage de deux hélicoptères de couleur blanche sans le logo de l'ONU, le 13 décembre entre Nyange et Lwama, était fausse, de même que celles qui affirmait l'existence à Kivuye d'un nouveau commandant des FDLR et l'approvisionnement en armes et en munitions de ce groupe rebelle armé par des avions de l'armée gouvernementale.

En revanche, la mission a pu confirmer la présence d'éléments FDLR dans plusieurs localités et villages des groupements Bashali Mukoto et Mpati, où ils sont arrivés à compter d'avril 2012, fuyant l'avancée des Mai Mai Rahiya Mutomboki.

Les FDLR sont au nombre des groupes présents sur l'axe Bibwe-Kitso-Nyange qui posent un problème de protection de la population civile en collectant des taxes illégales et en rendant difficile les récoltes agricoles. La Mission a recommandé aux autorités nationales et locales de prendre des mesures appropriées pour venir en aide aux civils.

Elle rappelle que ces dernières années, les Casque bleus des Nations Unies ont participé à de nombreuses opérations conjointes avec l'armée congolaise afin de réduire la nuisance causée par les groupes armés, dont les FDLR. La MONUSCO évalue à seulement quelques centaines le nombre de combattants résiduels FDLR dans cette région.

En savoir plus





Coup de projecteur