Ban condamne les menées d'une coalition rebelle en République centrafricaine

Une maison abandonnée en ruines dans le nord de la République centrafricaine. Photo: IRIN/Anthony Morland

27 décembre 2012 – Le Secrétaire général Ban Ki-moon a fermement condamné mercredi dans la soirée les attaques armées perpétrées contre plusieurs villes de République centrafricaine par la coalition de groupes rebelles connue sous le nom de Séléka.

Selon les médias, le Séléka a repris les armes le 10 décembre pour réclamer le respect intégral de différents accords de paix signés entre 2007 et 2011, qui prévoyaient notamment un programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion. Ses forces se sont emparées jusqu'à présent de quatre chefs-lieux de préfecture, considérées comme autant de localités stratégiques.

Pour M. Ban, « ces évènements compromettent gravement les accords de paix et les efforts de la communauté internationale pour consolider la paix en République centrafricaine ». Il regrette profondément les pertes de vie et les déplacements de population provoqués par les combats, ajoute la déclaration communiquée hier par son porte-parole.

Il appelle les parties à s'abstenir de tout acte de violence contre des civils, y compris des violences sexuelles et sexistes, à garantir la protection des civils et à respecter les droits de l'homme, conformément aux instruments internationaux auxquels la République centrafricaine est partie.

Le Secrétaire général rappelle au gouvernement centrafricain sa responsabilité de veiller à la sécurité et à la sûreté des personnels des Nations Unies et de ses locaux. L'ONU, assure-t-il, est prête à soutenir les autorités pour surmonter les défis qui se posent, en coopération avec ses partenaires régionaux et internationaux.

Saluant les conclusions du Sommet des chefs d'État de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale, qui s'est tenue le 21 décembre à Ndjamena, M. Ban exhorte enfin toutes les parties à respecter les décisions de ce Sommet, qui fournit selon lui une base pour une résolution pacifique du différend.


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