Le Représentant spécial pour l'Afghanistan estime que la situation dans le pays s'est améliorée

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afghanistan, Ján Kubis, informe le Conseil de sécurité des récents développements dans le pays . Photo: ONU/Evan Schneider

20 décembre 2012 – « L'Afghanistan que je connais depuis près d'un an est différent de celui que les médias ont tendance à décrire », a affirmé jeudi le Représentant spécial du Secrétaire général pour ce pays.

Telle est la thèse qu'a vigoureusement défendue Ján Kubiš devant le Conseil de sécurité, auquel il a présenté les activités de la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) au cours des trois derniers mois.

« Certes, il y a des problèmes et même des tragédies, mais l'Afghanistan est beaucoup plus que cela », a-t-il expliqué. « En parcourant les 22 provinces que compte le pays, j'ai vu des enfants, garçons et filles, prendre le chemin de l'école, ce qui était inconcevable il y a encore une décennie », s'est-il réjoui.

« J'ai également vu des villes et villages bourdonnant d'activités, ainsi que l'émergence d'institutions gouvernementales compétentes que dirigent des Afghans désireux de prendre leur destin en mains », a assuré le Représentant spécial.

Selon lui, l'Afghanistan a surtout besoin d'un accord de réconciliation nationale et de rétablir la paix sur l'ensemble de son territoire, ce que la revitalisation du Haut Conseil de la paix ne peut qu'encourager. Dans ce contexte, la MANUA est disposée à faciliter le dialogue le plus large possible entre les différentes parties prenantes, a-t-il assuré.

« Toute transition est, par définition, une période délicate », a rappelé le Représentant spécial, pour qui une gouvernance saine et représentative est au centre de la notion même de transition. Le Représentant spécial a par ailleurs reconnu que la population civile payait un lourd tribut au conflit, notamment à cause des attentats aveugles.

Dans son rapport récent consacré à la situation en Afghanistan, le Secrétaire général Ban Ki-moon qualifie ce tribut d'« inacceptable ». Les insurgés terrorisent délibérément la population pour élargir leur influence et leur contrôle, en prenant pour cibles ceux qui n'acceptent pas leur autorité et leurs idées, dénonce-t-il, tandis que la persécution des civils bafoue aussi bien les préceptes religieux que le droit international.

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