Le PNUD souligne l'importance des investissements pour la protection des océans

Un nouveau rapport du PNUD affirme que cinq milliards de dollars d(investissements publics pourraient faire la différence s’agissant de la détérioration des océans. Photo: PNUD/A. Chetvergov

14 décembre 2012 – Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a déclaré vendredi qu'il faut prendre d'urgence des mesures concrètes pour inverser ou du moins atténuer les dégâts environnementaux causés aux océans du monde, avant qu'il ne soit trop tard.

Lors de la conférence de presse organisée à Washington aux États-Unis pour la publication d'un nouveau rapport du PNUD, le Responsable du programme de l'eau et des océans de cette agence onusienne, Andrew Hudson, a indiqué que la dégradation continue des océans menace les moyens de subsistance de millions de personnes, particulièrement dans les pays les moins développés.

« Les océans font partie intégrante de la vie de la planète, ils régulent notre climat et produisent de l'oxygène. Cependant, ils sont gravement menacés par la pollution, la surexploitation, la perte des habitats, des espèces envahissantes et les changements climatiques », a affirmé M. Hudson devant les journalistes.

« Nous devons améliorer la façon dont nous gérons les océans, avant que les dégâts ne soient irréversibles », a-t-il prévenu.

Préparé conjointement par le PNUD et le Fonds pour l'environnement mondial (FEM), le rapport indique comment la gestion durable des océans pourrait être l'héritage des dirigeants actuels à condition que la planification et les instruments politiques soient à la hauteur.

Il illustre également l'accélération des dégradations de l'environnement marin, attribuables aux défaillances du marché et des politiques et menant à la surexploitation des ressources halieutiques, à la chute du niveau d'oxygène dans certaines zones côtières, à l'introduction d'espèces destructrices et à l'acidification accrue des océans.

Selon les recherches conduites par le PNUD et le FEM, ces mêmes défaillances ont mené à un sous-financement des projets de protection des océans, tels qu'un meilleur traitement des eaux usées ou la protection des habitats marins, ce qui mène à la dégradation de ressources halieutiques qui contribuent, avec au moins 3.000 milliards de dollars par an, à l'économie mondiale.

L'objectif du rapport était de soutenir la création de politiques et de mesure d'incitation pour la protection des océans, a expliqué le Directeur et Président du FEM, Naoko Ishii. Le FEM est une entité soutenue par l'ONU qui regroupe 182 pays et qui cherche à soutenir des initiatives de développement durable.

« C'est rassurant d'apprendre qu'un investissement public de près de cinq milliards de dollars sur les 10 à 20 années à venir pourrait suffire à catalyser plusieurs centaines de milliards de dollars de financement privé et public », a indiqué M. Ishii.

« Nous disposons désormais d'outils efficaces pour identifier et rectifier ces défaillances du marchés et des politiques qui ont malheureusement augmenté la cadence de la dégradation de l'environnement marin », a-t-il ajouté.

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