Un expert de l'ONU appelle les États à garantir le droit à l'éducation, particulièrement pour les filles

Kishore Singh, Rapporteur spécial sur le droit à l’éducation.

12 décembre 2012 – Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l'éducation, Kishore Singh, a appelé mercredi les gouvernements des pays du monde entier à assumer leur responsabilité de protéger et de promouvoir le droit à l'éducation, particulièrement pour les filles et les femmes victimes d'injustice sociale et privées de scolarité.

« L'histoire tragique, mais porteuse d'espoir, de Malala Yousefzai nous rappelle le long chemin qui reste à parcourir avant que toutes les filles puissent se rendre à l'école sans craintes », a déclaré M. Singh au lendemain d'une manifestation de solidarité avec cette jeune fille pakistanaise organisée par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) pour marquer la Journée des droits de l'homme, observée lundi.

« Victime d'une attaque par des Talibans pakistanais qui voulaient l'empêcher de se rendre à l'école, Malala est devenue le cri de ralliement pour la lutte en faveur du droit à l'éducation dans le monde », a affirmé M. Singh.

L'expert a rappelé que les 193 États membres de l'ONU se sont engagés en faveur de la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), parmi lesquels figure l'accès universel à l'éducation d'ici à 2015. Cependant, de nombreux pays doivent encore moderniser leurs législations pour permettre aux parents et aux enfants d'exiger l'obtention de ce droit lorsqu'il leur est interdit.

« Nous devons dépasser les slogans et veiller à ce que le droit humain fondamental à l'éducation soit inscrit dans la loi et pleinement respecté », a souligné M. Singh. « Des mécanismes nationaux sont nécessaires pour garantir l'accès à l'éducation en toute sécurité avec des enseignants qualifiés, sans discrimination basée sur la religion ou l'appartenance de classe », a indiqué le Rapporteur spécial.

M. Singh a également appelé les États à veiller à ce que leurs citoyens soient pleinement conscients de leur droit à l'éducation, un droit sans recours n'étant pas un droit véritable, a-t-il rappelé. La loi doit donc offrir un recours contraignant aux tribunaux et institutions des droits de l'homme pour permettre à tous de défendre leurs droits.

« Je souhaite me joindre à l'UNESCO, aux autorités du Pakistan et à d'autres pour dénoncer ceux qui menacent les filles en quête d'éducation et appelle tous les gouvernements à prendre les mesures nécessaires pour que les enfants de tous les pays du monde, filles et garçons, voient leur droit à l'éducation consacré par la loi », a insisté M. Singh.


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