L'ONU appelle les donateurs à renouveler leur soutien au Fonds central pour les interventions d'urgence

Le Secrétaire général Ban Ki-moon et la Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires, Valerie Amos, lors de la Conférence de haut niveau sur le CERF, qui s’est tenue le 11 décembre 2012, à New York. UN Photo: ONU/Rick Bajornas

11 décembre 2012 – L'ONU a appelé mardi les bailleurs de fonds du monde entier à soutenir le Fonds central pour les interventions d'urgence (CERF), géré par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et qui sert à venir en aide aux victimes de crises du monde entier. Depuis sa création en 2006, le CERF a permis une intervention rapide dans 87 pays touchés par des catastrophes naturelles ou d'autres crises.

« Des zones inondées aux théâtres de conflit, le CERF empêche les crises de devenir des catastrophes. Le Fonds est efficace grâce au soutien rapide et ciblé qu'il apporte lorsqu'une crise se déclare ou dans le cadre de situations existantes mais sous-financées », a expliqué le Secrétaire général Ban Ki-moon lors de la conférence annuelle de haut niveau sur le CERF, qui se tenait aujourd'hui au Siège de l'ONU, à New York.

Cette année, le CERF a fourni une assistance humanitaire d'un montant total de 465 millions de dollars dans 49 pays, dont la Syrie, le Soudan du Sud, Haïti et le Pakistan. Il s'agit du plus montant le plus élevé jamais déboursé au cours d'une année depuis la création du fonds.

« C'est un fait que les catastrophes sont de plus en plus graves et fréquentes dans le monde », a observé M. Ban. « Le CERF n'est pas uniquement l'acronyme d'un fonds ; c'est un vaccin qui sauve un enfant de la fièvre jaune ou sa mère de la méningite. C'est une couverture qui réchauffe une famille de réfugiés quand les températures plongent ou des fournitures hygiéniques qui permettent à une jeune fille de rendre à l'école en toute confiance et avec dignité ».

La Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires, Valerie Amos, a rappelé pour sa part que le fonds avait été utilisé pour aider les populations touchées par la crise en Syrie ou les violences au Soudan du Sud ou encore les sinistrés fait par le passage de l'ouragan Sandy en Haïti et à Cuba.

« Le soutien rapide et flexible du CERF fait de ce mécanisme un pilier central de la réponse humanitaire du système onusien », s'est félicité Mme Amos devant les participants de la conférence, formés de représentants d'États Membres, des agences de l'ONU et de bailleurs de fonds privés.

« Le CERF a montré sa valeur ajoutée cette année. Nous avons été capables de réaliser cette performance grâce à l'apport financier généreux de 84 États Membres et de bien d'autres qui nous ont donné 459 millions de dollars en 2011 et plus de 405 millions jusqu'à présent cette année », a rappelé Mme Amos.

La Secrétaire générale adjointe a également souligné que, pour 2011 et 2012, 60% des promesses de contributions s'étaient concrétisées dès la fin du premier trimestre de l'année, ce qui a permis d'entamer rapidement le travail pour l'exercice biennal.

La conférence a également été l'occasion pour l'ONU de présenter le nouveau Coordinateur humanitaire pour le Sahel, David Gressly, qui a expliqué comment le CERF avait été utilisé pour renforcer les interventions humanitaires dans cette sous région d'Afrique de l'Ouest.


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