Valerie Amos demande au Myanmar de soutenir les efforts humanitaires de l'ONU dans l'état de Rakhine

La Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires, Valerie Amos (à droite), en déplacement dans l’état de Rakhine, au Myanmar. Photo: OCHA

5 décembre 2012 – La Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires, Valerie Amos, a appelé mercredi les dirigeants politiques du Myanmar à soutenir davantage les efforts humanitaires de l'ONU dans la région de Rakhine, dans l'ouest du pays, théâtre de violents affrontements communautaires depuis plusieurs mois.

« Nous avons besoin du soutien des dirigeants politiques du Myanmar pour le travail important effectué par les Nations Unies et nos partenaires », affirme Mme Amos en précisant que les dirigeants locaux devraient « exprimer clairement qu'ils souhaitent la présence et l'aide de l'ONU ».

« Notre mission consiste à aider tous ceux qui en ont besoin », insiste la Secrétaire générale adjointe dans un communiqué de presse du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), qu'elle dirige.

Une première vague de violences avait éclaté en juin entre bouddhistes Rakhine et musulmans Rohingya, poussant le gouvernement à déclarer l'état d'urgence dans la province. Les violences auraient fait au moins une douzaine de victimes civiles et détruit des centaines de maisons, sans compter 75.000 déplacés au moins.

Depuis, au moins 89 personnes ont été tuées et 35.000 autres déplacées par la recrudescence de ces violences fin octobre et plus de 5.300 maisons et lieux de culte ont également été détruits, selon l'OCHA.

« Les tensions entre communautés restent vives », souligne Mme Amos, qui s'est rendue dans les localités de Myebon, Pauktaw et Maungdaw et dans des camps de déplacé autour de la ville de Sittwe, accompagné par le Ministre des affaires frontalières du Myanmar, le général Thein Htay.

« J'étais choquée de voir un nombre aussi important de soldats partout pour prévenir de nouveaux affrontements » a indiqué Mme Amos en précisant que le message qu'elle a entendu des deux communautés était le même : qu'ils vivent dans la peur et qu'ils souhaitent reprendre une vie normale. « La réconciliation est nécessaire de toute urgence. »


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