Le chef de la MINUK se félicite des progrès vers la normalisation des relations entre Serbie et Kosovo

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour le Kosovo, Farid Zarif. ONU Photo/Rick Bajornas

27 novembre 2012 – Le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la Mission d'administration intérimaire des Nations Unies au Kosovo (MINUK), Farid Zarif, a indiqué mardi, par visioconférence depuis Pristina, que la situation était calme dans l'ensemble depuis six mois.

M. Zarif a rappelé que lors de la dernière réunion du Conseil de sécurité consacrée au Kosovo, il avait souligné l'urgence de relancer le processus politique. Celui-ci s'est amorcé sous la forme d'un dialogue, sous les auspices de l'Union européenne, entre les deux parties représentées au plus haut niveau.

« À la fin du mois d'octobre, la Haute Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton, et la Secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, se sont rendues ensemble à Belgrade et Pristina, prêtant ainsi leur appui au processus de dialogue entamé par les chefs des deux gouvernements, M. Dacic et M. Thaçi », a rappelé M. Zarif.

Le chef de la MINUK a reconnu que la complexité des questions en suspens a continué de bloquer les possibilités d'avancer des deux côtés, indiquant qu'il ne s'attendait pas à l'émergence rapide de solutions.

« Chaque partie doit être capable de surmonter les défis et les résistances, y compris au sein de son propre camp qui, pour une raison ou une autre, ne voit pas d'un bon œil tout progrès politique éventuel susceptible de porter atteinte à son intérêt au sens étroit du terme. Alors que ce dialogue s'amorçait, les tensions se sont accrues dans les zones sensibles au Kosovo », a déploré le Représentant spécial.

M. Zarif s'est félicité de l'action de la MINUK, en constatant une grande unité de vue et un engagement fort entre les différentes présences sous mandat international sur le terrain, dont la KFOR, l'EULEX, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et le Représentant spécial de l'Union européenne pour le Kosovo.

Il a reconnu que la situation demeurait fragile dans le nord du Kosovo, en précisant que la MINUK accordait toutefois la priorité au maintien de la stabilité dans ce secteur en s'efforçant d'accroître la confiance entre les deux populations qui vivent au nord et au sud de l'Ibar.

« Parmi les problèmes en suspens, figure celui des personnes disparues et des efforts consacrés à faire la lumière sur leur sort », a expliqué le Représentant spécial en demandant le soutien actif du Conseil dans la phase actuelle de renouveau du dialogue entre les deux parties sous les auspices de l'Union européenne.


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