L'UNRWA plaide pour faire de la trêve à Gaza une occasion de relancer le processus de paix

De jeunes garçons jouent dans les décombres du Stade de Palestine, à Gaza, après des frappes aériennes israéliennes. Photo: ONU/Shareef Sarhan

26 novembre 2012 – L'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA) a appelé lundi la communauté internationale et les parties prenantes au conflit israélo-palestinien à « saisir l'occasion » offerte par la trêve à Gaza pour « résoudre les problèmes de fonds de la crise ».

« Le blocus illégal israélien doit être levé sous tous ses aspects, y compris les questions relatives au passage des frontières, aux zones de pêche, aux importations et aux exportations, avec des garanties réelles par toutes les parties quant à la sécurité des civils », a plaidé le Commissaire général de l'UNRWA, Filippo Grandi, lors d'une réunion du Conseil consultatif de l'Office.

« Un travail politique difficile doit être mené, notamment la promotion et le soutien à l'unité durable palestinienne. Échouer à agir maintenant aurait des conséquences graves. Le plus grand danger serait de revenir au statu quo qui prévalait auparavant et de rétablir les conditions de vie quasi-carcérales à Gaza. Si cela devait se produire, ce ne serait qu'une question de temps avant que les violences ne reprennent », a-t-il prévenu.

Selon M. Grandi, la crise à Gaza n'est qu'un symptôme de la non-résolution persistante du conflit israélo-palestinien dans son acceptation la plus large, y compris la situation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Dimanche, l'UNRWA a indiqué que la situation à Gaza était calme, malgré le meurtre d'un jeune Palestinien à proximité de la frontière avec l'Égypte, à Khan Younis. Le jeune homme faisait partie d'un groupe qui se rendait à la frontière pour accrocher des drapeaux à la clôture destinés à marquer la fin des combats. Outre le jeune homme tué, 19 Palestiniens ont été blessés après que des soldats israéliens ont ouvert le feu.

Par ailleurs, une première tempête hivernale a balayé Gaza vendredi. Les précipitations et les vents violents qu'elle a amenés n'ont fait qu'aggraver le sort des familles qui vivent dans des maisons endommagées. Samedi, les commerces ont rouvert et les services repris. Toutes les écoles de l'UNRWA, sauf deux, ont également rouvert leurs portes, ce qui a permis à 223.000 enfants de reprendre les classes.

L'UNRWA a dépêché 180 conseillers psychosociaux dans les écoles pour aider les enfants à surmonter les traumatismes provoqués par les bombardements de la semaine passée. S'agissant des réfugiés de Palestine en Syrie, M. Grandi a exprimé sa préoccupation devant les tentatives des parties prenantes de les impliquer de part et d'autres du conflit, malgré leurs efforts en vue de maintenir une neutralité stricte.

« Nous observons des tentatives flagrantes de les faire prendre part au conflit. Il n'est donc pas difficile d'imaginer que ces réfugiés deviennent de plus en plus souvent les cibles d'attaques, dans une situation où les meurtres et séquestrations de civils sont si fréquents qu'ils ne font même plus la une de la presse », a déploré M. Grandi.

« La stratégie de l'UNRWA en Syrie est la même qu'à Gaza. Nous serons présents afin de maintenir les services et répondre aux besoins humanitaires autant que possible. L'UNRWA possède des capacités opérationnelles à cet égard, grâce à son personnel et de son infrastructure », a-t-il rappelé.


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