L'ONUSIDA nomme Daw Aung San Suu Kyi Ambassadrice mondiale pour la discrimination zéro

Aung San Suu Kyi, Présidente de la Ligue nationale pour la démocratie au Myanmar, Prix Nobel de la Paix et Ambassadrice mondiale pour la discrimination zéro. Photo: ONU/Violaine Martin

20 novembre 2012 – Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) a annoncé mardi la nomination de la lauréate du prix Nobel de la paix et Membre du Parlement de Myanmar, Daw Aung San Suu Kyi, en tant qu'Ambassadrice mondiale pour la discrimination zéro. Dans son nouveau rôle, Mme San Suu Kyi demandera à ses compatriotes et au reste du monde d'éliminer la stigmatisation et la discrimination.

« C'est un grand honneur pour moi d'être choisie comme championne des personnes qui vivent aux marges de la société et luttent chaque jour pour conserver leur dignité et leurs droits humains fondamentaux. J'aimerais être la voix des sans-voix », a déclaré Mme Suu Kyi après avoir accepté la nomination que lui a proposée le Directeur exécutif de l'ONUSIDA Michel Sidibé, dans sa résidence dans la capitale du Myanmar.

Mme San Suu Kyi s'est engagée publiquement aux côtés des personnes vivant avec le VIH dans le cadre de ses activités qui visent à s'opposer à la stigmatisation et la discrimination. Au début de cette année, lors d'une importante conférence internationale sur le sida à Washington, aux États-Unis, elle a envoyé un message par liaison vidéo, apportant son soutien aux personnes vivant avec le VIH.

« Des petits villages aux grandes villes, de l'Afrique à l'Asie, les gens parlent de Daw Aung San Suu Kyi, » a déclaré M. Sidibé. « Elle est une source d'inspiration. Nous sommes honorés de l'avoir parmi nous comme Ambassadrice mondiale pour la discrimination zéro. J'espère que son exemple incitera les dirigeants communautaires à travers le monde à faire entendre leur voix pour combattre la stigmatisation et la discrimination. »

Mme San Suu Kyi a souligné qu'elle craint que la stigmatisation et la discrimination ne créent un climat de peur qui empêche les gens d'accéder aux services vitaux contre le VIH.

« Au Myanmar, nous traitons actuellement plus de 40.000 personnes vivant avec le VIH. Il est important que chaque individu qui pense être à risque demande à se faire dépister et connaisse le plus tôt possible son statut VIH, afin de pouvoir prévenir les nouvelles infections et accéder au traitement salvateur si nécessaire », a rappelé Mme Suu Kyi.


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