Journée mondiale des toilettes : une experte de l'ONU rappelle à redoubler d'efforts pour garantir l'accès universel à l'assainissement

Construction de sanitaires au Cambodge.

19 novembre 2012 – À l'occasion de la Journée mondiale des toilettes, observée lundi, la Rapporteuse spéciale des Nations Unies pour le droit à l'eau et à l'assainissement, Catarina de Albuquerque, a rappelé lundi que la communauté internationale était sur le point d'échouer dans ses efforts pour garantir l'accès universel à l'assainissement pour les populations les plus pauvres du monde, qui fait pourtant partie de l'Objectif du millénaire pour le développement de réduire la pauvreté.

« L'objectif de garantir l'accès à l'assainissement, qui est actuellement celui le plus éloigné de sa réalisation, ne sera manifestement pas atteint à la date-butoir de 2015 », a regretté Mme de Albuquerque.

« Les populations privées d'accès à un niveau adéquat d'assainissement sont en très grande majorité les plus pauvres, marginalisées et exclues » a-t-elle ajouté dans le message qu'elle a adressé à l'occasion de cette Journée mondiale.

L'experte indépendante a rappelé que 7.500 personnes meurent chaque jour dans le monde du fait du manque d'assainissement, dont 5.000 enfants âgés de moins de cinq ans. En outre, chaque année, les enfants du monde entier manquent 272 millions de journées scolaires à cause de maladies d'origine hydriques ou liées au manque d'assainissement.

Dans son dernier rapport en date à l'Assemblée générale de l'ONU, Mme de Albuquerque demande la formulation d'un calendrier pour le développement pour la période post-2015 avec pour objectif d'éliminer les inégalités et la discrimination dans l'accès à l'eau potable et à l'assainissement.

Le calendrier de développement post-2015 devrait inclure un objectif à part entière concernant l'eau, l'assainissement et l'hygiène afin d'assurer un accès universel à ces services et pour que cet objectif soit considéré comme primordial pour le développement économique et social, au même titre que la santé et l'éducation, recommande-t-elle dans son rapport.

« Le manque d'assainissement rend les gens malades et cela les empêche d'accéder à l'école ou au travail. Les personnes qui en sont réduites à faire leurs besoins dans des lieux isolés sont également plus exposées aux violences et ne sont pas capables de rompre le cycle vicieux de la pauvreté et de l'exclusion », a expliqué la Rapporteuse.


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