Tourné vers l'avenir, le Timor-Leste n'a plus besoin du soutien d'une opération de maintien de la paix, selon l'ONU

Le Conseil de sécurité. UN Photo/Ryan Brown

12 novembre 2012 – « Le Timor-Leste est aujourd'hui une nation jeune, vibrante et dotée d'un grand potentiel, alors qu'elle était en cendres lorsque je l'ai visitée en 1999 », a déclaré lundi le Représentant spécial par intérim du Secrétaire général pour ce pays, qui a estimé qu'il était temps de retirer l'opération de maintien de la paix qui y est déployée depuis 2006.

Selon Finn Reske-Nielsen, venu faire un exposé au Conseil de sécurité, les critères contenus dans le Plan commun de transition signé en septembre 2011 ont été remplis. En outre, le bon déroulement des élections nationales de 2012, la mise en place d'un gouvernement reflétant les résultats de ces élections et l'ouverture d'un espace politique dévolu à l'opposition sont des éléments qui parachèvent le retour durable au calme au Timor-Leste.

« Les progrès continus du Timor-Leste ont été attestés par mon échange de lettres avec le Premier Ministre, qui officialise la reconstitution intégrale de la police nationale lors d'une cérémonie qui s'est déroulée le 31 octobre dernier », a affirmé M. Reske-Nielsen. La Police nationale est désormais capable d'assumer toutes les tâches de police sur l'ensemble du territoire, a-t-il poursuivi, en indiquant que cette cérémonie marquait la fin du soutien opérationnel apporté par la Police de la Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste (MINUT).

M. Reske-Nielsen a rappelé que la mise en place d'un service de police professionnel et impartial était une entreprise de longue haleine. Mais le Timor-Leste, a-t-il assuré, est à un stade qui appelle d'autres formes de coopération internationale. Rappelant que les institutions des Nations Unies continueront d'apporter un soutien à la Police nationale au-delà de 2012, il a exhorté les États membres à réitérer leur engagement en faveur de la Police nationale timoraise.

M. Reske-Nielsen s'est aussi félicité d'un développement important dans les efforts visant à traduire en justice les auteurs de crimes et de graves violations des droits de l'homme perpétrés lors de la crise de 2006 : le 19 octobre, deux individus ont été condamnés pour leur rôle dans une attaque ayant causé la mort de six personnes, dont quatre enfants, a-t-il affirmé.

Programmé pour le 31 décembre, le retrait de la MINUT, a poursuivi le Représentant spécial par intérim, s'est accéléré avec la cérémonie de reconstitution intégrale de la police nationale. La mise en œuvre du Plan commun de transition est satisfaisante, a-t-il estimé. Le seul domaine où la Mission ne s'est pas pleinement acquittée de son rôle est l'enquête sur les crimes graves commis entre le 1er janvier et le 25 octobre 1999, a-t-il fait observer.

« Le temps est venu pour le Timor-Leste de redéfinir sa coopération avec la communauté internationale selon d'autres modalités », a déclaré M. Reske-Nielsen. « Une mission de maintien de la paix ou une mission politique ne sont plus nécessaires au Timor-Leste », a-t-il assuré en conclusion.


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