Le HCR salue le Brésil pour le permis de résidence accordés aux réfugiés angolais et libériens

Une troupe de comédiens composé de réfugiés angolais au Brésil. Photo: HCR/V. Graziano

9 novembre 2012 – Le Haut Commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) a salué vendredi la décision récente du Brésil d'accorder un permis de résidence permanent à près de 2.000 anciens réfugiés angolais et libériens.

La mesure a été adoptée par les autorités brésiliennes pour la migration, à la suite d'une recommandation du HCR. Le HCR demandait aux Etats d'appliquer les clauses de cessation sur ces deux situations de réfugiés et recommandait aux pays d'asile de poursuivre l'intégration locale ou d'accorder un autre statut aux anciens réfugiés.

Le Brésil est le premier pays d'Amérique latine et à l'extérieur de l'Afrique à suivre les recommandations du HCR. Selon les statistiques gouvernementales brésiliennes, la décision concerne 1.681 réfugiés angolais et 271 réfugiés libériens, soit environ 40% de la population réfugiée au Brésil. Les autres groupes de réfugiés sont originaires de la Colombie (700) et de la République démocratique du Congo (497).

« Selon le décret, les réfugiés angolais et libériens auront 90 jours – après en avoir été informés par les autorités – pour appeler la police et demander leur visa de résident permanent », a indiqué l'agence onusienne dans un communiqué de presse.

« Les réfugiés doivent se conformer à au moins une des quatre conditions : vivre au Brésil en tant que réfugié reconnu depuis ces quatre dernières années ; être embauché par une entreprise privée ou publique enregistrée auprès du ministère du Travail ; être un travailleur qualifié avec des compétences officiellement reconnues ; ou diriger sa propre entreprise légalement établie. La possibilité d'obtenir le statut de résident permanent ne s'applique pas aux réfugiés reconnus qui sont coupables d'une infraction criminelle ».

Les réfugiés angolais et libériens sont très bien intégrés dans la société brésilienne – surtout dans les villes de Rio de Janeiro et São Paulo. Beaucoup sont mariés à des Brésiliennes et ils ont des enfants brésiliens. Le HCR estime que la plupart des Angolais et des Libériens répondent aux exigences des autorités pour rester au Brésil.

La plupart des réfugiés angolais et libériens vivant au Brésil sont arrivés pendant les années 1990, ils fuyaient les conflits civils secouant leurs pays respectifs. En Angola, le conflit de 1961 à 2002 a déplacé plus de quatre millions de déplacés internes et a forcé 600 000 autres personnes à fuir en exil. Dans le cas du Libéria, deux guerres civiles ont généré des dizaines de milliers de réfugiés.

La plupart des demandeurs d'asile originaires des pays de l'Afrique de l'Ouest et de l'Afrique centrale avaient rejoint le Brésil par avion, avec un petit nombre de ressortissants de pays d'Afrique de l'Ouest qui sont arrivés par bateau. D'autres, originaires de pays de l'Est et la Corne de l'Afrique, ainsi que des pays d'Asie – comme l'Afghanistan et le Bangladesh – sont arrivés par avion depuis Dubaï, via Panama puis l'Equateur, avant d'arriver au Brésil.


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