La FAO se félicite de l'augmentation de la diversité génétique chez les animaux d'élevage

Un troupeau de bovins en train de paître au Swaziland.

24 octobre 2012 – Lors d'une conférence internationale organisée par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), 80 pays ont présenté mercredi leurs rapports de sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Plan d'action mondial sur les ressources zoogénétiques.

Actuellement, les gouvernements mettent en place des programmes destinés à inverser le déclin alarmant des nombres de races d'animaux d'élevage dans le but d'améliorer la gestion de la biodiversité des animaux d'élevage. Ces programmes ont été développés dans le cadre du Plan d'action mondial adopté en 2007 par le Groupe de travail technique intergouvernemental sur les ressources zoogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture.

« La bonne nouvelle, c'est qu'en moyenne, les pays qui ont répondu au questionnaire ont commencé à mettre en œuvre environ la moitié des mesures convenues dans le Plan d'action. Elles concernent entre autres l'établissement de mécanismes de conservation, de recensements du cheptel et la mise au point de politiques et de cadres juridiques sur la biodiversité des animaux de ferme », a expliqué la responsable du Service de ressources génétiques animales de la FAO, Irène Hoffmann.

Les plus fortes progressions ont été constatées dans les pays développés, tandis que de nombreux pays d'Afrique, du Moyen-Orient et d'Amérique latine et des Caraïbes accusent du retard.

Le Moyen-Orient est considéré comme un des berceaux de la diversité des animaux d'élevage. C'est là que plusieurs espèces, notamment de bovins, d'ovins, de caprins et de dromadaires, ont été domestiquées pour la première fois.

Puisque les races d'animaux indigènes sont souvent mieux adaptées aux conditions locales, grâce à leur composition génétique, elles sont plus faciles à élever que les races exotiques et ont donc une importance considérable pour l'agriculture. Alors que les changements climatiques s'accentuent, les races résistantes à la sécheresse, à la chaleur extrême ou aux maladies tropicales ont un rôle potentiel fondamental.

Selon les données les plus récentes, environ 22% des races d'élevage seraient encore menacées d'extinction. En dépit des progrès généralement limités accomplis dans les pays en développement, les données présentées lors de la conférence montrent un renforcement des efforts de préservation de la diversité des espèces dans toutes les régions du monde.


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