Journée des Nations Unies : l'ONU ne doit faiblir sur aucun front, affirme Ban

Les drapeaux des Etats membres flottent devant le Secrétariat des Nations Unies, à New York. Photo: ONU/JC McIlwaine

24 octobre 2012 – En cette Journée des Nations Unies, le Secrétaire général Ban Ki-moon affirme que, face à l'ampleur des enjeux, l'Organisation ne doit faiblir sur aucun front, qu'il s'agisse de la paix, du développement, des droits de l'homme, de l'état de droit et de l'autonomisation des femmes et de la jeunesse.

Dans un message adressé à l'occasion de cette Journée, célébrée chaque année le 24 octobre, M Ban rappelle que cela était d'autant plus nécessaire que « nous vivons une époque profondément troublée de transition et de bouleversements, marquée par la propagation de l'insécurité, des inégalités et de l'intolérance. C'est une mise à l'épreuve pour les institutions mondiales et nationales. »

Certes, note-t-il, des progrès considérables ont été faits dans bien des domaines : l'extrême pauvreté a été réduite de moitié depuis l'an 2000; de nombreux pays connaissent une transition démocratique; le monde en développement donne des signes encourageants de croissance économique.

Mais, assure-t-il, le moment est venu de revoir nos ambitions collectives à la hausse. « Vu le peu de temps qui nous sépare maintenant de 2015 et de l'échéance fixée pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, nous devons redoubler d'efforts pour atteindre ces cibles vitales. Il nous faut établir, pour après, un programme de développement réaliste et ambitieux. Il est en outre de notre devoir de poursuivre le combat contre l'intolérance, d'aller au secours des personnes prises dans des conflits et d'instaurer la paix durablement. »

L'ONU n'est pas simplement une tribune diplomatique, juge le Secrétaire général : « c'est aussi une force de paix qui désarme les combattants, des équipes médicales, des secours pour les réfugiés et des spécialistes des droits de l'homme au service de la justice. »

Pour nous acquitter de notre mission mondiale, nous nous appuyons sur d'innombrables soutiens et amis, poursuit Ban Ki-moon. Organisations non gouvernementales, scientifiques, universitaires, philanthropes, chefs religieux, dirigeants d'entreprises et citoyens avertis sont la clef de notre réussite, estime-t-il. « Aucun dirigeant, aucun pays, aucune institution ne peut tout résoudre à lui seul, mais chacun de nous, à sa façon, peut faire quelque chose ».

« À l'occasion de cette Journée des Nations Unies, affirmons une nouvelle fois notre engagement individuel et notre détermination collective à être à la hauteur des idéaux de la Charte des Nations Unies et à construire un monde meilleur pour tous. »

Ce soir, à 19 heures, pour marquer cette Journée, le chanteur, compositeur et Messager de la paix Stevie Wonder, donnera un concert dans la salle de l'Assemblée générale, au Siège des Nations Unies à New York. Ce spectacle est parrainé par le Département de l'information (DPI), Wonder Productions et Centric, une division de Black Entertainment Television-BET.

La Journée des Nations Unies est également célébrée sur le terrain. C'est à Gaza que le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, a marqué cette occasion en se rendant auprès des personnels de l'ONU et de l'UNRWA sur place

« Je suis ici pour marquer la Journée des Nations Unies avec les personnels et les populations qui bénéficient de leur travail. Au cours de ma visite, une autre escalade des violences a été constatée entre Israël et Gaza, que je déplore amèrement. J'appelle toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue et à revenir au calme », a déclaré M. Serry dans un communiqué de presse.

Les populations de Gaza et de la Cisjordanie attendent de leur dirigeants qu'ils prennent des mesures concrètes en faveur de la réconciliation palestinienne, a estimé le Coordonnateur, qui a assuré que les Nations Unies continueraient de travailler avec toutes les parties à la restauration de la confiance.

L'ONU et ses partenaires mettent actuellement en œuvre à Gaza un programme d'assistance humanitaire et de développement d'un montant d'un milliard de dollars, avec une enveloppe de 400 millions de dollars destinée à la reconstruction.

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