L'ONU demande une coopération renforcée contre l'insécurité alimentaire en Afrique australe

La Sous Secrétaire générale des Nations Unies aux affaires humanitaires, Catherine Bragg. Photo OCHA/Matthew Conway

19 octobre 2012 – Au terme de sa mission en Afrique australe, la Sous-Secrétaire générale des Nations Unies aux affaires humanitaires, Catherine Bragg, a appelé vendredi les pays de la région à redoubler d'efforts et à mieux se coordonner dans le cadre de la lutte contre l'insécurité alimentaire et du renforcement de la résilience face aux catastrophes naturelles.

« L'Afrique australe fait face à une crise alimentaire silencieuse. La production régionale y a été affaiblie par une succession de catastrophes », a-t-elle prévenu au terme de sa mission de cinq jours au Botswana, en Afrique du Sud et au Zimbabwe.

« Au Lesotho, près d'un tiers de la population ne dispose pas d'une nourriture suffisante pour couvrir les besoins. Au Zimbabwe, 1,6 million de personnes risquent l'insécurité alimentaire et de nombreuses familles vendent leurs troupeaux pour remédier à cette situation difficile », a-t-elle ajouté.

Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), l'insécurité alimentaire demeure un problème chronique en Afrique australe, particulièrement au Lesotho, au Malawi, ay Swaziland et au Zimbabwe. Au total, l'OCHA estime que 5,5 millions de personnes dans huit pays de la région risquent d'être sous-alimentés cette année, une augmentation de 40% par rapport à 2011.

Mme Bragg a salué l'implication croissante de l'Afrique du Sud dans l'aide humanitaire aux niveaux régional et international, notamment en contribuant au Fonds central pour les interventions d'urgence (CERF), géré par l'OCHA.

« L'Afrique du Sud fournit un effort de plus en plus important à l'appui des interventions humanitaires dans la région et dans le monde. Le pays a contribué de façon considérable au CERF et participé aux interventions humanitaires en Haïti et au Sahel », a rappelé Mme Bragg.

Établi en 2006, le CERF permet de fournir une assistance vitale rapide en cas de catastrophes naturelles ou autre crises humanitaires. Le fonds est financé par des contributions volontaires des États membres, d'ONG, d'organisations régionales et du secteur privé.


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