L'OIT souligne le potentiel de l'apprentissage en temps de crise

Un jeune apprenti en formation technique dans le cadre d’un projet de développement rural au Ghana. Photo: IFAD

16 octobre 2012 – Un bon apprentissage apporte aux jeunes les compétences dont ils ont besoin pour entrer sur le marché du travail et fait correspondre l'offre de main-d'œuvre qualifiée aux besoins des employeurs. Il peut contribuer à réduire l'incidence et la durée du chômage tout en soutenant la croissance économique, rappelle l'OIT.

«De meilleurs programmes d'apprentissage, plus largement accessibles, et d'autres possibilités de formation, peuvent réduire le chômage des jeunes et la pauvreté lorsqu'on les associe aux efforts nationaux de relance de l'emploi», a indiqué Christine Evans-Klock, qui dirige le Département des compétences et de l'employabilité de l'OIT.

Dans des pays où un cinquième, voire plus, des jeunes âgés de 16 à 24 ans sont en apprentissage – comme c'est le cas en Allemagne, en Autriche, en Suisse, aux Pays-Bas et au Danemark – le chômage des jeunes est plus faible que dans les autres pays européens où cette pratique est moins répandue.

«Bien des gens considèrent l'apprentissage comme un remède miracle pour résoudre la crise de l'emploi des jeunes. L'intérêt s'est décuplé ces derniers mois », a noté Michael Axman, spécialiste du développement des compétences au sein de l'OIT.

Si l'exportation systématique des modes d'apprentissage qui ont fait leurs preuves – comme le système allemand tant vanté – n'a pas grand sens, les pays peuvent choisir certains éléments pour les adapter à leurs propres besoins.

Selon M. Axman, il est possible pour les économies développées, émergentes ou en développement de mettre sur pied des dispositifs d'apprentissage: Haïti, la Jordanie et Israël ont récemment manifesté un grand intérêt à le faire.

Mais quand bien même les pays choisiraient d'instaurer des programmes d'apprentissage, l'implication du secteur privé est fondamentale et doit être le point de départ, ajoute M. Axman.

L'une des principales raisons qui explique que la transition entre école et travail s'opère plutôt en douceur dans les pays à système duel, c'est que les apprentissages proposés sont étroitement liés aux besoins des employeurs.

Les organisations de travailleurs ont aussi un rôle important à jouer dans la conception d'apprentissages de qualité, tandis que les gouvernements doivent veiller à la qualité de l'éducation de base, à faciliter l'implication du secteur privé et à partager les coûts du système dual de formation.


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