Haïti : le Conseil de sécurité proroge d'un an le mandat de la MINUSTAH et réduit ses effectifs

Véhicules blindés de la MINUSTAH. Photo: MINUSTAH

12 octobre 2012 – Le Conseil de sécurité a prorogé vendredi pour un an le mandat de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), qui devait expirer le 15 octobre.

Dans une résolution adoptée à l'unanimité de ses 15 membres, le Conseil a décidé de ramener l'effectif de la Mission à 6.270 soldats de tous rangs, à l'issue du retrait d'un nombre équilibré de militaires de l'infanterie et du génie, et à 2.601 policiers, comme le préconisait le Secrétaire général dans son dernier rapport sur la situation en Haïti.

La composante militaire de la MINUSTAH compte actuellement 7.276 soldats et la composante policière 2.825 personnes.

Le Conseil affirme qu'à l'avenir, tout aménagement de la configuration de la force devrait reposer « sur la situation générale en matière de sécurité sur le terrain ».

La résolution encourage la MINUSTAH à continuer d'aider le gouvernement haïtien à offrir une protection adéquate à la population civile, en prêtant particulièrement attention aux besoins des déplacés, y compris en mettant en place des dispositifs conjoints de police de proximité dans les camps.

Les partenaires internationaux et régionaux sont priés de leur côté d'accorder leur assistance au gouvernement haïtien en vue de renforcer les capacités de la police nationale haïtienne, notamment en offrant le concours de formateurs et de conseillers techniques qualifiés.

Dans le cadre du projet commun de plan de développement de la police, la résolution souligne la nécessité pour le gouvernement et les donateurs de prêter le concours budgétaire requis afin de doter la police d'un effectif minimum de 15.000 agents pleinement opérationnels d'ici à 2016.

Par ailleurs, la MINUSTAH est encouragée à aider le gouvernement à contrer efficacement la violence en bande, la criminalité organisée, le trafic de stupéfiants et la traite des enfants.

La MINUSTAH a été créée en 2004, après le départ du président Jean-Bertrand Aristide, avec pour mandat notamment d'assurer un environnement sûr et stable dans le pays, d'aider à surveiller, restructurer et réformer la police nationale d'Haïti, de mettre en œuvre des programmes durables de désarmement, de démobilisation et de réintégration et de favoriser le rétablissement et le maintien de l'état de droit, de la sécurité et de l'ordre public en Haïti.

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