L'ONU continuera d'appuyer les efforts de l'Afrique et de la Côte d'Ivoire en faveur des droits de l'homme, affirme Bert Koenders

Bert Koenders, Représentant spécial du Secrétaire général pour la Côte d'Ivoire.

10 octobre 2012 – Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Côte d'Ivoire, Bert Koenders, a assuré mardi les pays africains, en particulier la Côte d'Ivoire, de l'appui indéfectible de l'ONU dans les efforts qu'ils déploient en faveur des droits de l'homme, soulignant que la protection de ces droits devait être le « combat de tous ».

M. Koenders s'exprimait à Yamoussoukro, à l'ouverture de la 52e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples, présidée par le chef de l'État ivoirien, Alassane Ouattara, et la Présidente de la Commission africaine, Catherine Dupe Atoke.

Lors de la cérémonie d'ouverture, qui marquait le 25e anniversaire de l'entrée en vigueur de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples, M. Koenders, parlant également au nom du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH), Navi Pillay, a souligné l'importance du partenariat existant entre le HCDH et la Commission africaine, qui témoigne de « l'engagement ferme des Nations Unies envers l'Union africaine et de la volonté des deux organisations à bâtir ensemble le cadre institutionnel d'une coopération renforcée de promotion et de protection des droits de l'homme ».

« La mission de protection des droits de l'homme doit être un combat de tous, pour tous, en tout lieu et de tous les instants, car des défis importants restent à relever dans de nombreux endroits du continent », a ajouté M. Koenders.

« Notre devoir de protection implique une politique réelle opérationnelle et visible de prévention contre toute atteinte aux droits de l'homme, mais il implique également que les victimes des violations des droits de l'homme bénéficient de recours effectifs. Cela exige un système judiciaire indépendant, crédible et impartial, pouvant contribuer de manière réelle à la lutte contre l'impunité. Nulle part dans le monde, l'impunité n'a renforcé la justice et la paix », a insisté le Représentant spécial.

M. Koenders a souligné que l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) était pleinement consciente du chemin déjà parcouru par ce pays, mais aussi des nombreux défis qu'il lui restait à relever. La présentation, par le gouvernement ivoirien, de son premier rapport national, conformément à l'Article 62 de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples, est un pas important et positif, s'est-il félicité.

Le Représentant spécial a ensuite évoqué la mise en place, par le gouvernement et les acteurs ivoiriens, de « mécanismes cruciaux de justice transitionnelle qui englobent à la fois des mécanismes judiciaires, notamment la cellule d'enquête spéciale, et des structures non judiciaires, à savoir la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) et la Commission nationale d'enquêtes ». À cet égard, M. Koenders s'est dit convaincu que ces mécanismes sollicités par le peuple ivoirien pour se relever, doivent être actionnés « dans la transparence, l'impartialité et avec toute la fermeté nécessaire ».

« Sans la paix et la sécurité, les droits de l'homme restent fragilisés. L'inverse est vrai également : en l'absence de respect des droits de l'homme, il n'y a ni paix, ni sécurité », a expliqué le numéro un de l'ONUCI, qui a réitéré l'engagement continu des Nations Unies à accompagner les États africains, la Côte d'Ivoire et la société civile, dans l'action de consolidation de la paix et de la sécurité et l'instauration d'une culture des droits de l'homme pour un développement durable.


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