Les membres du Conseil de sécurité condamnent le tir de mortier syrien en territoire turc

Un enfant souffrant d’insolation se repose dans un dispensaire bien équipé du camp de réfugié d’Akcakale, situé dans le sud de la Turquie. Photo: HCR/A. Branthwaite

4 octobre 2012 – Les Etats membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont condamné jeudi le tir de mortier en provenance de Syrie qui a tué cinq civils mercredi soir dans une ville de Turquie et ont « exigé que de telles violations du droit international cessent immédiatement et ne se reproduisent pas ».

Ils ont également appelé le gouvernement syrien à « respecter pleinement la souveraineté et l'intégrité territoriale des pays voisins », dans une déclaration lue à la presse par le président du Conseil pour le mois d'octobre, le Représentant permanent du Guatemala, Gert Rosenthal.

« Les membres du Conseil ont condamné dans les termes les plus forts le tir par les forces armées syriennes sur la ville turque d'Akcakale, qui a fait cinq morts parmi la population civile, dont tous étaient des femmes ou des enfants, ainsi que plusieurs blessés », a dit M. Rosenthal.

« Les membres du Conseil de sécurité ont souligné que cet incident démontrait que la crise en Syrie avait un grave impact sur la sécurité des pays voisins et sur la paix et la sécurité dans la région », a-t-il ajouté.

Plus tôt dans la journée, le Secrétaire général, Ban Ki-moon, s'était déclaré alarmé par l'escalade des tensions à la frontière entre la Syrie et la Turquie et avait demandé à toutes les parties de faire preuve de la plus grande retenue.

La ville turque d'Akcakale est située dans la province de Sanliurfa, frontalière avec la Syrie. Le Parlement turc a autorisé une action militaire contre la Syrie en réponse à l'incident d'hier et des tirs d'obus ont été effectués depuis contre la Syrie, est-il indiqué dans la presse.

Dans la déclaration communiquée par son porte-parole, il est précisé que M. Ban « a clairement fait savoir et, à plusieurs reprises, qu'il était préoccupé par les retombées de la crise syrienne dans les pays voisins comme cela fut le cas, hier, en Turquie. »

« Le Secrétaire général demande à toutes les parties qu'elles cessent d'utiliser la violence, qu'elles fassent preuve de la plus grande retenue et qu'elles réunissent tous leurs efforts afin de progresser vers une solution politique. »

Plus de 18.000 personnes, principalement des civils, ont trouvé la mort en Syrie depuis le début du soulèvement contre le régime du Président Bachar Al-Assad l'an dernier. L'ONU estime à 2,5 millions le nombre de personnes qui ont besoin d'urgence d'une aide humanitaire.

« Alors que la situation se détériore encore davantage en Syrie, y compris avec les atroces attentats à la bombe perpétrés à Alep cette semaine et qui ont tué une douzaine de personnes, dont des civils – les risques de conflit régional et de menace à la paix et à la sécurité internationales augmentent », s'inquiète le Secrétaire général.

Le Représentant spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des États arabes pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, a eu des échanges avec des responsables turcs et syriens « en vue d'encourager un apaisement des tensions », précise la déclaration.

jeudi alarmé par l'escalade des tensions à la frontière entre la Syrie et la Turquie et demandé à toutes les parties de faire preuve de la plus grande retenue.

Au moins six civils turcs auraient été tués hier par un tir de mortier en provenance de Syrie contre la ville d'Akcakale, située dans la province de Sanliurfa, frontalière avec la Syrie. Le Parlement turc a autorisé une action militaire contre la Syrie en réponse à l'incident d'hier et des tirs d'obus sont effectués depuis contre la Syrie, est-il indiqué dans la presse.

Dans la déclaration communiquée par son porte-parole, il est précisé que M. Ban « a clairement fait savoir et, à plusieurs reprises, qu'il était préoccupé par les retombées de la crise syrienne dans les pays voisins comme cela fut le cas, hier, en Turquie. »

« Le Secrétaire général demande à toutes les parties qu'elles cessent d'utiliser la violence, qu'elles fassent preuve de la plus grande retenue et qu'elles réunissent tous leurs efforts afin de progresser vers une solution politique. »

Plus de 18.000 personnes, principalement des civils, ont trouvé la mort en Syrie depuis le début du soulèvement contre le régime du Président Bachar Al-Assad l'an dernier. L'ONU estime à 2,5 millions le nombre de personnes qui ont besoin d'urgence d'une aide humanitaire.

« Alors que la situation se détériore encore davantage en Syrie, y compris avec les atroces attentats à la bombe perpétrés à Alep cette semaine et qui ont tué une douzaine de personnes, dont des civils – les risques de conflit régional et de menace à la paix et à la sécurité internationales augmentent », s'inquiète le Secrétaire général.

Le Représentant spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des États arabes pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, a eu des échanges avec des responsables turcs et syriens « en vue d'encourager un apaisement des tensions », précise la déclaration.


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