Le HCR salue l'accession de l'Équateur, du Honduras et du Portugal aux Conventions sur les apatrides

Les Ambassadeurs Jose Filipe Moraes Cabral, du Portugal, et Mary Elizabeth Flores, du Honduras, lors d’une cérémonie de dépôt des instruments de ratification dans les bureaux du HCR. Photo: HCR/H. VanBrabandt

2 octobre 2012 – Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), António Guterres, a salué mardi l'Équateur, le Honduras et le Portugal pour avoir rejoints la liste des pays qui se sont engagés à résoudre le problème de l'apatridie.

Lors d'une réunion spéciale qui a eu lieu en marge du débat général de l'Assemblée générale de l'ONU, l'Équateur a ratifié la Convention sur la réduction des cas d'apatridie de 1961, le Honduras la Convention relative au statut des apatrides de 1954 et le Portugal les deux Conventions.

« La décision de ces trois États démontre la sensibilité croissante à la question des apatrides et la volonté politique d'agir pour résoudre le problème », a affirmé M. Guterres dans un communiqué de presse, soulignant que le problème concerne actuellement 12 millions de personnes dans le monde. La plupart d'entre eux n'ont pas de domicile fixe dans les pays où ils résident, sont privés de droits au travail et ne disposent que d'un accès limité aux services de santé et d'éducation.

« Nous sommes à un croisement. 15 États ont accédé aux Conventions au cours des 18 derniers mois et nous savons que plusieurs autres se préparent à suivre, en Amérique, Afrique, Europe et au Moyen-Orient. Cela est sans précédent dans l'histoire », s'est félicité M. Guterres.

Lors d'une conférence ministérielle à Genève l'année dernière, plus de 60 gouvernements s'étaient engagés à prévenir et lutter contre l'apatridie et à protéger les droits des apatrides. Douze pays ont promis de réformer leur législation nationale, dont ceux qui discriminent contre les femmes en refusant de reconnaitre leur droit à transmettre leur nationalité à leurs enfants.

La Convention relative au statut des apatrides de 1954 établit des droits aux personnes apatrides et la Convention sur la réduction des cas d'apatridie de 1961 des clauses de sauvegarde pour empêcher l'apatridie et réduire le nombre de personnes apatrides avec le temps.

M. Guterres a lancé un appel aux États afin d'éradiquer le problème et de mettre fin au déni de droit humain qu'il représente dans la décennie à suivre, en soulignant que l'apatridie est « un anachronisme au 21ème siècle ». Il a également assuré du soutien du HCR aux États dans la recherche de solutions, puisque l'accession aux conventions ne représente qu'une étape vers la résolution du problème.


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