Pour le Président de l'Assemblée générale, la force de l'ONU tient à la volonté de ses États Membres

Le Président de l'Assemblée générale, Vuk Jeremic. Photo: ONU/JC McIlwaine

2 octobre 2012 – Clôturant lundi soir le débat général de la 67ème session de l'Assemblée générale, son Président a estimé que la force des Nations Unies tenait avant tout à la volonté de ses États Membres.

Pour Vuk Jeremić, la participation, au cours de la semaine passée, de plus de 100 chefs d'État et de gouvernement et de plus de 70 vice-premiers ministres et ministres au débat général, indique clairement que l'ONU reste, selon les mots de la Charte, « un centre où s'harmonisent les efforts des nations vers des fins communes ».

« Faisons preuve d'esprit de compromis et essayons par tous les moyens de renforcer notre confiance mutuelle et, ce faisant, de répondre aux espoirs et aspirations des 193 États Membres des Nations Unies », a-t-il enjoint.

Alors que le débat était placé cette année sous le signe de l'« Ajustement et règlement des situations et des différends internationaux par des moyens pacifiques », les intervenants, s'est réjoui M. Jeremić, sont venus avec des propositions concrètes, notamment en ce qui concerne l'amélioration de l'utilisation des mécanismes existants, par exemple en renforçant le soutien international aux opérations de maintien de la paix de l'ONU. D'autres ont reconnu le rôle de plus en plus important des organisations régionales comme l'Union africaine et l'Union européenne dans les missions de l'ONU.

« Des causes profondes se trouvent souvent à la base immédiate des différends politiques », a fait remarquer le Président, qui a retenu les appels à une approche globale et à des mesures à la fois de court et de long terme pour prévenir les conflits.

M. Jeremić a aussi indiqué que de nombreuses délégations étaient restées attachées aux principes fondamentaux de l'intégrité territoriale, de la souveraineté nationale et du respect du droit international par les États Membres. Ces principes sont les bases du multilatéralisme.

Le débat général a vu converger des vues selon lesquelles seule une approche intégrée rend possible la prévention des conflits, la paix et la sécurité et le développement durable. À cet égard, de nombreux orateurs ont souligné que la mise en œuvre des résultats de la Conférence sur le développement durable Rio+20 devait être effective et assortie d'une stratégie financière réelle, avec une prise en considération des besoins spécifiques de l'Afrique.

S'agissant du Moyen-Orient, le Président de l'Assemblée générale a noté que de nombreuses délégations avaient appuyé la solution à deux États qui prenne en compte les légitimes préoccupations des Israéliens et des Palestiniens et leur permette de coexister en paix et en sécurité. D'autres ont demandé un appui plus conséquent des Nations Unies aux pays arabes qui ont récemment connu des transitions démocratiques.

M. Jeremić a souligné que les États Membres qui soutiennent les efforts du Représentant spécial des Nations Unies et de la Ligue des États arabes, étaient très préoccupés par la détérioration de la situation humanitaire et sécuritaire en Syrie.

Prenant note de l'inquiétude de certains pays à l'égard de la prolifération des armes de destruction massive, notamment nucléaires, le Président a aussi entendu les interventions de ceux qui ont mis l'accent sur le droit légitime des États à accéder à la technologie nucléaire civile à des fins pacifiques, à condition d'adhérer au Traité de non-prolifération et au mandat de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

M. Jeremic a également souligné que les États Membres avaient favorablement répondu à l'appel du Secrétaire général, Ban Ki-moon, pour faire face à la « tempête de vulnérabilité » qui balaye les pays du Sahel, comme en témoignent les menaces du terrorisme, de la sécession et de la criminalité organisée.

Dans sa conclusion, il a indiqué que la réforme de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité, ainsi que le renforcement des organismes chargés des droits de l'homme, avaient été évoqués plusieurs fois durant le débat général. En dépit des problèmes et des diverses opinions, M. Jeremić reste optimiste parce que « les dirigeants du monde nous ont montré la stratégie à suivre pour la mise en œuvre de l'agenda de cette soixante-septième session ».


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