La Sierra Léone affirme son adhésion aux principes de démocratie, de droits de l'homme et de prévention des conflits

Le Ministre des affaires étrangères de Sierra Léone, Joseph Dauda. Photo: ONU/J Carrier

1 octobre 2012 – Le Ministre des affaires étrangères de Sierra Léone, Joseph Dauda, a assuré lundi, devant l'Assemblée générale des Nations Unies, que son pays continuerait à recourir à la médiation et aux autres formes de prévention des conflits et qu'il adhérait aux principes de la démocratie et des droits de l'homme.

Forte de son expérience, a-t-il dit, la Sierra Léone est consciente que « la démocratie, les droits de l'homme et la bonne gouvernance constituent une condition préalable à la stabilité politique, à la paix durable et à la sécurité et au développement », a affirmé M. Dauda, qui est également Ministre de la coopération internationale.

Il s'est dit particulièrement inquiet que la Conférence sur un traité relatif au commerce des armes ne soit pas parvenue à un consensus, en mettant l'accent sur le potentiel de déstabilisation du commerce illicite des armes légères.

Il a par ailleurs souligné les progrès réalisés par son pays dans le renforcement de la gouvernance politique et économique et mis l'accent sur l'amélioration des indicateurs sociaux. M. Dauda a affirmé que la Sierra Léone avait fait des progrès substantiels dans la mise en œuvre du Programme pour le changement 2008-2012, qui couvre les priorités des objectifs de développement et de la consolidation de la paix. Il a également souligné les efforts déployés pour promouvoir la tolérance religieuse et la coexistence pacifique.

Le Ministre s'est félicité du fait que son pays sera en mesure d'organiser dans les meilleures conditions les troisièmes élections présidentielles, parlementaires et locales, depuis la fin de la guerre civile il y a dix ans. Il s'est dit persuadé que le succès de ces élections sera une étape cruciale pour évaluer les progrès dans la consolidation de la paix et la démocratie. Il a rappelé que tous les acteurs du pays se sont engagés à tout mettre en œuvre pour parvenir à un processus crédible et pacifique, en signant la « Déclaration des élections de 2012 ».

En tant que coordinateur du Comité des Dix de l'Union Africaine (UA) sur la réforme des Nations Unies, M. Dauda a rappelé qu'au cours du dernier Sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba, les chefs d'État africains avaient réaffirmé leur soutien au Consensus d'Ezulwini et à la Déclaration de Syrte. Il a précisé que, dans le souci de nouer des alliances pour promouvoir la position africaine, les États membres de l'Union africaine ont été invités à inclure la question de la réforme du Conseil de sécurité parmi les priorités de leur politique étrangère. Il a exhorté l'ONU à travailler d'urgence avec le continent africain afin de corriger l'injustice criante de la sous-représentation de l'Afrique au Conseil de sécurité.

Le Consensus d'Ezulwini, auxquels sont parvenus les pays africains en 2005, prévoit l'octroi de deux sièges permanents à l'Afrique dans un Conseil de sécurité remanié, dotés du droit de veto, et de cinq sièges non permanents.


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