La Syrie exige de plusieurs pays arabes qu'ils cessent de soutenir des « groupes terroristes »

le Ministre des affaires étrangères de la Syrie, Walid El-Moualem, à l’Assemblée générale. Photo: ONU/JC McIlwaine

1 octobre 2012 – Lors de son intervention devant l'Assemblée générale de l'ONU lundi, le Ministre des affaires étrangères de la Syrie, Walid El-Moualem, a appelé l'Arabie saoudite, le Qatar et la Libye à cesser leur appui aux « groupes terroristes » qui sévissent selon lui dans son pays.

M. El-Moualem a condamné les appels au départ du Président Al-Assad lancés par certains pays à la tribune de l'Assemblée générale, qui constituent selon lui une ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie. Selon le Ministre, « le peuple syrien est le seul habilité à décider de son avenir et à choisir ses dirigeants ».

« Aux pays qui lancent ces appels, je dis assez», a indiqué le Ministre, en invitant plutôt l'opposition nationale au dialogue afin de faire cesser l'effusion de sang. Il a insisté sur la nécessité d'un dialogue national entre Syriens et mené par les Syriens eux-mêmes.

Depuis un an, la Syrie fait face à deux problèmes, a-t-il avancé: d'un côté, il y a les demandes de réformes politiques, économiques et sociales ; de l'autre, l'exploitation de ces demandes pour des objectifs contraires à l'intérêt du peuple syrien. La Syrie fait face depuis plus d'un an à des groupes terroristes, comme le prouve d'après lui la revendication, par un groupe armé se réclamant d'Al-Qaïda, d'un récent attentat à Damas le 26 septembre dernier.

« Ce n'est pas une surprise si le Conseil de sécurité n'a pas condamné cet attentat, certains de ses membres soutiennent ces actes », a déploré le Ministre. « Ces actes importés de l'étranger s'accompagnent de provocations médiatiques sans précédent qui réveillent l'extrémisme religieux », a-t-il ajouté.

Selon M. Mouallem, le Gouvernement syrien a été le premier à proposer le dialogue depuis le début des événements et a constamment répondu de façon « positive » à toute initiative et dialogue intra-syrien visant une solution pacifique à la crise. Le Ministre a rejeté les manipulations étrangères sans exceptions, pointant du doigt l'absence de sincérité chez certains leaders régionaux et internationaux qui aggravent la crise.

La Syrie a étroitement coopéré avec l'ancien Envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des États arabes, Kofi Annan, en commençant la mise en œuvre de son Plan en six points. En outre, a ajouté le Ministre, nous avons salué le Communiqué de Genève et la nomination du nouveau Représentant spécial des Nations Unies et de la Ligue des Etats arabes pour la Syrie, M. Lakhdar Brahimi.

M. El-Moualem a rappelé qu'une partie de son territoire reste sous occupation israélienne et qu'Israël refuse toujours d'appliquer toutes les résolutions du Conseil de sécurité. La Syrie appuie la création d'un État palestinien avec Jérusalem comme capitale. Elle est convaincue qu'un Moyen-Orient exempt d'armes nucléaires et d'armes de destruction massive ne serait possible que si Israël signe le Traité de non-prolifération et accepte la présence de l'AIEA sur ses installations nucléaires. La Syrie souligne que ce Traité permet à tout État d'accéder à la technologie nucléaire à des fins pacifiques.


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