Djibouti attend toujours la démarcation de sa frontière avec l'Érythrée et le retour de ses prisonniers de guerre

Photo: ONU/Jennifer S Altman

1 octobre 2012 – Le Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale de Djibouti, Mahamoud Ali Youssouf, a déclaré lundi que, deux ans après la signature d'un accord de médiation avec l'Erythrée voisine, son pays attendait toujours la démarcation de la frontière commune et le retour de ses prisonniers de guerre.

« Comme vous le savez », a rappelé le Ministre, mon pays a été agresse et entrainé par l'Érythrée dans un conflit frontalier en juin 2008. Depuis cette date mon Gouvernement n'a point ménagé ses efforts pour résoudre ce différend de manière pacifique au sein des organisations régionales et internationales. Sur le terrain, cela s'est soldé par l'interposition de troupes qataries à la frontière entre Djibouti et l'Érythrée et au retrait des troupes érythréennes du Ras Doumeira et de l'île de Doumeira. »

La demande de libération des prisonniers Djiboutiens et l'application de la résolution

1862 du Conseil de sécurité, qui exhortait notamment les deux pays à « régler d'urgence leur différend frontalier pacifiquement et conformément au droit international », demeure « une question sensible » pour Djibouti.

Le Ministre reste convaincu que la médiation est « la voie qui nous permettra d'aboutir à une paix durable. Nous ne cesserons jamais de croire aux vertus du dialogue, seules capables de permettre à notre région de consolider les gains de la paix. »

Par ailleurs, après avoir salué l'élection du nouveau Président de la Somalie, le Ministre a fait remarquer que « cet autre pays de la Corne de l'Afrique se situait à la croisée des chemins et aura plus que jamais besoin de l'appui et de la coopération de tous ses partenaires et amis ».

La fin de la transition en Somalie ne signifie pas l'aboutissement du processus de paix. Il faut que toutes les étapes de la Feuille de route soient menées à bien. Sur le plan humanitaire, la situation reste critique, et le problème des réfugiés et des déplacés internes reste une source de préoccupation. A cet égard, la consolidation des acquis de la situation sécuritaire est cruciale.

« Il nous semble désormais incontournable d'envisager la transformation des forces de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) en forces onusiennes de maintien de la paix », a déclaré M. Youssouf.

Coup de projecteur