L'ONU appelle au renforcement de la sûreté pour faire échec à la menace du terrorisme nucléaire

Le Directeur général de l’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano. Photo: AIEA/Dean Calma

28 septembre 2012 – Lors d'une réunion de haut niveau sur le terrorisme nucléaire qui s'est déroulée vendredi en marge de la 67ème session de l'Assemblé générale, le Secrétaire général Ban Ki-moon a souligné que les États doivent prendre des mesures urgentes pour faire face à l'une des plus grandes menaces du moment, le terrorisme nucléaire.

« Les risques que des terroristes acquièrent des matériaux nucléaires est l'une des menaces les plus effrayantes qui soient. Certains ont déjà exprimé leur souhait d'acquérir de telles armes et d'autres pourraient travaillent clandestinement pour atteindre cet objectif », a expliqué M. Ban.

« Nous devons faire usage de l'ensemble des outils dont nous disposons pour contenir cette menace. Alors que nous faisons face à d'autres défis liés à la question du désarmement nucléaire, nous ne pouvons pas accepter la prolifération de ces armes à des acteurs non-étatiques ou à des terroristes », a-t-il ajouté.

Les États disposent déjà d'outils en vue de prévenir cette menace, en particulier la Convention internationale pour la répression des actes de terrorisme nucléaire et la résolution 1540 du Conseil de sécurité.

Ratifiée par 82 États à ce jour, la Convention renforce la coopération internationale pour prévenir le terrorisme nucléaire et poursuivre en justice les auteurs de tels actes. La résolution 1540 impose des obligations contraignantes à tous les États pour qu'ils se dotent de mécanismes de contrôle afin d'empêcher la prolifération d'armes nucléaires, chimiques et biologiques.

Le Directeur général de l'Agence internationale à l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, a de son côté souligné que la coopération internationale était primordiale, réitérant l'engagement de l'Agence à soutenir les pays dans le renforcement de leur sûreté nucléaire et coordonner les efforts pour la sécurité nucléaire.

« Les terroristes cherchent à exploiter le maillon faible de tout système de sécurité. Le défi est mondial, donc la réponse doit l'être également. Les lacunes de la sûreté nucléaire doivent être corrigées rapidement », a affirmé M. Amano.

Si des mécanismes pour empêcher les criminels de trafiquer des matériaux nucléaires et radioactifs sont en place, le risque de détonation de matériel radioactif par des explosifs conventionnels demeure important », a-t-il ajouté.

Le Directeur général de l'AIEA a encouragé les États à travailler avec l'agence onusienne pour établir des réseaux de sûreté et exhorté les pays à participer à la Conférence internationale sur la sécurité nucléaire, qui aura lieu à Vienne en juillet 2013.


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