Une experte de l'ONU rappelle que l'éradication de l'extrême pauvreté est une obligation commune

La Rapporteuse spéciale sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme, Magdalena Sepulveda. Photo ONU/Jean-Marc Ferré

28 septembre 2012 – La Rapporteuse spéciale de l'ONU sur l'extrême pauvreté et les droits de l'homme, Magdalena Sepulveda, a exhorté vendredi les États à adopter et mettre en œuvre les Principes directeurs de lutte contre l'extrême pauvreté et les droits de l'homme, adoptés aujourd'hui par le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies.

« L'adoption de ces Principes par le Conseil constitue une reconnaissance explicite par les États que l'existence de l'extrême pauvreté va à l'encontre du respect des droits de l'homme et constitue un scandale moral. Son élimination exige une action concrète et coordonnée à l'échelle nationale et internationale », a déclaré Mme Sepúlveda dans un communiqué de presse.

« Les Principes directeurs visent à fournir pour la première fois une norme mondiale dans la lutte contre l'extrême pauvreté, en se concentrant sur les droits des personnes vivant dans la pauvreté », a déclaré l'experte.

L'adoption des Principes directeurs sur l'extrême pauvreté et les droits de l'homme marque la fin d'un long processus qui a commencé en 2001, sur une proposition de la Commission des Droits de l'Homme, qui est devenue le Conseil des droits de l'homme en 2006. Sur la base des normes et valeurs internationales relatives aux droits de l'homme, les Principes directeurs donnent des orientations sur la mise en œuvre par les États de leurs obligations en matière de droits de l'homme dans la lutte contre l'extrême pauvreté.

« Je demande instamment aux États d'utiliser ces Principes directeurs pour renforcer leurs efforts de lutte contre la pauvreté, et aux organisations de la société civile de les diffuser et de contrôler leur mise en œuvre largement. Les Principes directeurs devraient contribuer à donner aux personnes vivant dans la pauvreté la force et les moyens de revendiquer leurs droits », a souligné la Rapporteuse spéciale.

Les Principes directeurs énumèrent les droits spécifiques dont la jouissance par les personnes vivant dans la pauvreté est particulièrement limitée et entravée, afin de permettre la mise en place de politiques pour remédier à ces situations d'injustice.

« L'adoption de ces Principes, si nécessaires et tant attendus, arrive à point nommé. Ces Principes pourraient en effet jouer un rôle clé dans la protection et le renforcement de la capacité d'agir en faveur de leurs droits, des personnes le plus durement touchées par la crise économique mondiale ».

Le Conseil des Droits de l'Homme va maintenant transmettre les Principes directeurs à l'Assemblée Générale des Nations Unies.


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