La Chine appelle à fonder les relations internationales sur le respect mutuel et la non-ingérence

Le Ministre des affaires étrangères chinois Yang Jiechi. Photo ONU/J Carrier

28 septembre 2012 – Le Ministre chinois des affaires étrangères, Yang Jiechi, a affirmé jeudi, devant l'Assemblée générale de l'ONU, la nécessité de fonder strictement les relations entre nations sur le respect mutuel et le principe de non-ingérence dans les affaires d'autrui.

« Le respect mutuel et l'égalité sont des principes fondamentaux dans les relations internationales. Tous les pays, grands ou petits, puissants ou faibles, riches ou pauvres, sont membres égaux de la communauité internationale », a dit M. Yang lors du débat général de la 67ème session de l'Assemblée.

« Respecter la souveraineté, les intérêts vitaux, ainsi que le choix de système social et de voie de développement de chacun est une règle fondamentale régissant les relations entre Etats », a ajouté le Ministre chinois, affirmant qu'il est « essentiel d'appliquer le multilatéralisme » et « de défendre le rôle central de l'ONU dans les affaires internationales ».

« La Chine est prête à renforcer la confiance politique mutuelle avec les autres pays par voie de dialogue et d'échanges pour résoudre adéquatement les problèmes et les divergences. Nous nous abstenons de nous ingérer dans les affaires intérieures d'autrui et d'imposer notre volonté aux autres, et nous ne tolérons aucune ingérence extérieure dans les affaires intérieures de notre pays », a-t-il précisé.

Au sujet de l'appartenance disputée d'un groupe d'îlots situé en mer de Chine - appelé Diaoyu Dao en chinois et Senkaku en japonais - M. Yang a affirmé que les îlots « font partie intégrante du territoire chinois depuis l'Antiquité » et que la Chine en possède des preuves historiques et juridiques incontestables. « Le prétendu 'achat' de Diaoyu Dao et de certains de ses îlots affiliés, ainsi que les autres actes unilatéraux entrepris par le gouvernement japonais, constituent une grave violation de la souveraineté chinoise, une remise en cause ouverte de la victoire de la lutte mondiale contre le fascisme et un défi grave à l'ordre international d'après-guerre, de même qu'aux buts et principes de la Charte des Nations Unies », a-t-il déclaré.

Les actes entrepris par le Japon « sont tout à fait nuls et non avenus », a-t-il dit. « Ils ne changeront en aucun cas les faits historiques de l'occupation de territoire chinois par le Japon ».

La Chine est d'avis qu'il faut faire avancer la construction d'un système de gouvernance économique mondiale avec la réforme du système financier international comme élément clef, a déclaré par ailleurs le Ministre. Il faut mettre en œuvre rapidement la réforme des quotes-parts et de la gouvernance des institutions financières internationales, dont le Fonds monétaire international (FMI), en renforçant la représentation et le droit à la parole des économies émergentes et des pays en développement.

« Nous devons respecter la diversité du monde et le droit de chaque État de choisir librement sa voie de développement », a poursuivi M. Yang. « Nous devons nous en tenir au dialogue et aux négociations pour régler les différends et nous opposer à l'usage arbitraire de la force et à la menace de la force », a-t-il ajouté.

Préoccupée par les tensions persistantes et l'aggravation de la situation humanitaire en Syrie, la Chine, a-t-il dit, appelle les différentes parties syriennes à cesser immédiatement les conflits et les actes de violence, à mettre en œuvre les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, le plan en six points et le Communiqué du Groupe d'action sur la Syrie, et à ouvrir le plus vite possible un dialogue politique non exclusif en vue d'une transition politique conduite par le peuple syrien lui-même. Selon le Ministre des affaires étrangères, les parties concernées de la communauté internationale doivent jouer un rôle positif et constructif, soutenir, par des actions concrètes, le Représentant spécial conjoint de l'ONU et de la Ligue arabe, Lakhdar Brahimi, dans ses efforts pour une médiation impartiale.

Concernant le programme nucléaire de l'Iran, dont le gouvernement iranien affirme qu'il est à des fins purement pacifiques, les Etats-Unis, Israël et d'autres pays affirmant qu'il vise en réalité à obtenir la bombe atomique, M. Yang a estimé que la question avait « atteint une nouvelle étape cruciale ». Les différentes parties concernées « doivent maintenir le cap sur un règlement diplomatique, lancer un nouveau tour de dialogue dans les meilleurs délais » et « faire preuve de souplesse, de pragmatisme et d'esprit de consensus ».


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