L'Égypte, affirme Mohamed Morsy, respectera ses engagements internationaux et les traités qu'elle a signés

Le Président de l’Égypte, Mohamed Morsy, à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies. Photo: ONU/Marco Castro

26 septembre 2012 – S'exprimant pour la première fois devant l'Assemblée générale des Nations Unies, M. Morsy a rappelé qu'il était le premier Président égyptien élu démocratiquement, après une révolution pacifique, ce qui lui confère « une vraie légitimité ».

La nouvelle Égypte, a-t-il dit, est déterminée à conserver le statut qui a toujours été le sien sur le plan international et à assumer son rôle dans la recherche de solutions aux nombreux problèmes du monde, notamment la question de Palestine.

Les Palestiniens méritent de vivre dans la liberté et la dignité et « il est honteux que le monde libre accepte, quelles que soient les justifications avancées, qu'un membre de la communauté internationale continue de dénier ses droits à une nation qui attend son indépendance depuis des décennies », a affirmé M. Morsy.

À cet égard, il a lancé un appel à « l'arrêt immédiat de la colonisation, des activités de peuplement et des modifications apportées à l'identité de Jérusalem occupée » et assuré que l'Égypte appuierait « toutes les démarches que la Palestine déciderait d'entamer à l'ONU ».

Il a en même temps affirmé que l'Égypte respecterait les accords internationaux et les conventions qu'elle a signés. « Je le dis haut et fort à ceux qui s'interrogent » sur ce point, a-t-il clamé.

S'agissant de la crise en Syrie, M. Morsy a demandé l'arrêt immédiat de l'effusion de sang. Il a également assuré que l'Égypte travaillerait à trouver une fin à cette crise avec les Syriens eux-mêmes, afin qu'ils aient l'occasion de choisir librement la forme de gouvernement qui leur convient. L'Égypte, a-t-il dit, souhaite voir préserver l'unité de la Syrie et la sécurité de toutes ses composantes humaines et appuie la mission de Lakhdar Brahimi, Représentant spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des Etats arabes pour la Syrie.

Le chef de l'État égyptien a déclaré que son pays souhaitait faire du Moyen-Orient une zone exempte d'armes nucléaires et d'autres armes de destruction massive et que tous les efforts devaient être déployés pour tenir avant la fin de cette année une réunion internationale à ce sujet, avec la participation de toutes les parties concernées sans exception.

La question d'un Moyen-Orient débarrassé des armes de destruction massive doit être résolue car les peuples, notamment dans cette région, « n'acceptent plus qu'un État quelconque continue de refuser d'adhérer au Traité de non-prolifération nucléaire et d'appliquer son régime de sauvegarde à ses installations nucléaires, surtout si cette attitude s'accompagne de politiques irresponsables et de menaces arbitraires », a affirmé le Président égyptien.

M. Morsy a enfin évoqué les troubles récemment survenus dans certains pays musulmans et a dénoncé « l'islamophobie ». « Nous devons agir ensemble face à l'extrémisme, à la discrimination et à l'incitation à la haine pour des motifs religieux ou raciaux », a-t-il affirmé, estimant que les Nations Unies devaient traiter ce phénomène.


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