La Suisse souhaite réformer l'ONU pour la rendre plus efficace face aux grands défis du monde

La Présidente de la Confédération suisse, Eveline Widmer-Schlumpf, à l’Assemblée générale. Photo: ONU/J Carrier

25 septembre 2012 – La Présidente de la Confédération suisse, Eveline Widmer-Schlumpf, a rappelé mardi dans son allocution à l'Assemblée générale de l'ONU, la nécessité de réformer le système des Nations Unies, et notamment le Conseil de sécurité pour limiter le droit de veto et renforcer la transparence et la collaboration entre les agences et le Secrétariat de l'ONU.

« Au vu de l'interdépendance croissante de ces défis, l'ONU est plus importante que jamais et doit être au centre de la gouvernance mondiale », a déclaré Mme Widmer-Schlumpf en ajoutant qu'il fallait moderniser et améliorer les processus onusiens malgré la pression budgétaire croissante. C'est pourquoi, la Suisse appuie le projet de réforme porté par le Secrétaire général de l'ONU en appelant à sa mise en œuvre rapide.

Estimant que les structures actuelles n'incitent pas « à sortir des sentiers battus », la Présidente a dit qu'une intensification des échanges non seulement au sein de l'ONU, mais aussi entre l'ONU et les milieux scientifiques, la société civile et le secteur privé favoriserait la créativité et assurerait aux activités de l'ONU un soutien plus large. De tels échanges sont encouragés de manière ciblée au Siège de Genève, a-t-elle affirmé, arguant que le recours au droit de veto au sein du Conseil de sécurité est « difficilement justifiable » en cas de génocides, de crimes de guerre ou de crimes contre l'humanité.

C'est pourquoi la Suisse, conjointement avec d'autres pays, continue de revendiquer une réforme des méthodes de travail du Conseil de sécurité. La Présidente a appelé à aller plus loin dans les domaines de la médiation et de la diplomatie préventive, en notant que la majeure partie du budget de l'ONU reste consacrée aux opérations de maintien de la paix.

« Mieux vaut prévenir que guérir, cela vaut pour les individus comme pour les États », a insisté Mme Widmer-Schlumpf. Lorsque la prévention ne suffit pas, la communauté internationale doit agir fermement et l'ONU se montrer capable d'agir et de s'imposer, a-t-elle encore dit.

Préoccupée par l'aggravation dramatique de la situation en Syrie, la Suisse, a rappelé la Présidente, a débloqué plus de 15 millions de dollars pour l'aide humanitaire en Syrie et dans les pays voisins et mène aussi un groupe composé de quelque 30 pays qui demandent que la Cour pénale internationale (CPI) se saisisse de la situation dans ce pays du Moyen-Orient.


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