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La coopération interétatique plus cruciale que jamais, affirme le Président de l'Assemblée générale

Le Président de l'Assemblée générale des Nations Unies, Vuk Jeremic, à l'ouverture du débat général de sa 67ème session. Photo: ONU/Marco Castro

25 septembre 2012 – Alors que le monde est entré dans une période de grande volatilité, il est plus important que jamais pour les États d'œuvrer ensemble à la résolution des problèmes qui leurs sont communs, a déclaré mardi le Président de l'Assemblée générale des Nations Unies, Vuk Jeremic, à l'ouverture du débat général de sa 67ème session.

« Il a rarement été plus nécessaire pour le monde de surmonter ses différences. Je suis convaincu que c'est à cette fin que nous devrions consacrer toutes nos ressources », a affirmé M. Jeremic devant les chefs d'État et de gouvernement réunis au Siège de l'ONU à New York.

Le thème du débat de cette année, choisi par M. Jeremic, est « l'ajustement ou le règlement des situations et différends internationaux par des moyens pacifiques »..

« Les rédacteurs de la Charte des Nations Unies avaient compris que lorsque les nations se sentent en sécurité, elles sont beaucoup plus susceptibles d'être ouvertes à la diplomatie et de donner au règlement pacifique des conflits une réelle chance de succès », a affirmé M. Jeremic.

« Afin d'y parvenir, il sera d'une importance critique d'encourager une adhésion universelle aux principes et règles généralement acceptés et de les mettre en œuvre de manière impartiale », a-t-il ajouté.

« En revanche, le manque de clarté ou une mise en œuvre sélective peuvent rapidement saper la confiance. Ceci peut facilement mener à une situation où les principes ne reçoivent qu'une attention de pure forme et les règles perdent virtuellement tout leur sens ».

Mais, a-t-il souligné, lorsque les parties s'engagent réellement en faveur d'un règlement, l'Assemblée générale de l'ONU, unie dans le consensus, peut jouer le rôle de « garant moral » de l'accord conclu.

Le Président a relevé que le paysage géopolitique d'aujourd'hui était totalement nouveau, marqué par une véritable interdépendance mondiale. « Nous sommes confrontés à une série de ruptures qui semblent gagner en intensité. Leurs effets peuvent à peine être contrôlés », a-t-il dit.

Soulignant que la scène internationale devenait à la fois plus volatile et plus imprévisible, il a identifié « trois variables dans une équation mondiale de plus en plus complexe », qui exigent une grande attention.

Tout d'abord, on assiste à « un repositionnement généralisé », selon M. Jeremic. « Un nombre croissant de pays sont déterminés à accroître leur engagement extérieur, aspirant à jouer un rôle plus important dans leur propre région et au-delà. En conséquence, pouvoir et influence dans l'arène internationale deviennent plus dilués. Pratiquement aucune nation n'est aujourd'hui dans la même position qu'il y a une génération, ce qui rend plus difficile de parvenir à des consensus réels et durables sur les grandes questions qui se posent à nous ».

« Deuxièmement, des moyens qui étaient auparavant l'apanage exclusif des États - tels que la capacité de causer des dégâts à une grande échelle – peuvent aujourd'hui devenir plus facilement accessibles à des acteurs non étatiques. Alors que le monde rétrécit de facto, les pays se sentent plus vulnérables. Nous devons trouver un moyen d'agir de concert, afin que les besoins et préoccupations légitimes des États Membres puissent être satisfaits de manière adéquate ».

« Une troisième variable dans la nouvelle équation mondiale est la quête d'autonomisation. Quels que soient les détails de leur condition et de leurs griefs, de nombreuses populations à travers le monde cherchent à avoir davantage leur mot à dire sur la manière dont leur destin est déterminé ».

Ceci est plus particulièrement évident au Moyen-Orient, selon M. Jeremic, pour qui « le Printemps arabe a fait avancer les aspirations démocratiques d'un certain nombre de pays », tandis que « le destin d'autres nations est toujours en suspens ».

M. Jeremic a également appelé les pays du monde à se doter d'un nouvel esprit de coopération, à faire preuve de ténacité dans la poursuite des objectifs et d'une vraie volonté de surmonter les différends.

« Ayons foi en notre capacité à nous rassembler en ayant pleinement conscience de notre destin commun, de sorte que cette Assemblée puisse laisser le souvenir historique d'une Assemblée de paix », a-t-il conclu.

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