L'Assemblée générale clôt les travaux d'une 66ème session évènementielle

Le Président sortant de l’Assemblée générale, Nassir Abdulaziz Al-Nasser, remet le marteau à son sucesseur, Vuk Jeremić, lors de la séance de clôture de la 66ème session de l’Assemblée. ONU Photo/Rick Bajornas

17 septembre 2012 – La 66ème session de l'Assemble générale s'est conclue aujourd'hui par une séance au cours de laquelle son Président, Nassir Abdulaziz Al-Nasser, a fait le bilan d'une année riche en évènements marquants, notamment au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

La session, a-t-il rappelé, s'est ouverte en septembre 2011 sous le signe d'un « développement historique » : la demande d'adhésion de la Palestine à l'ONU présentée par le Président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, aux États Membres, et qui patiente toujours de recevoir un avis favorable.

Le Président a jugé tout autant historique la décision prise par l'Assemblée générale de rétablir les nouvelles autorités libyennes dans leur droit, aussi bien en son sein qu'au Conseil des droits de l'homme.

M. Al-Nasser a également évoqué les différents textes adoptés par l'Assemblée générale pour répondre à la situation en Syrie, notamment la résolution relative à la nomination de l'Envoyé spécial conjoint de l'ONU et de la Ligue des États arabes. L'Assemblée générale, a-t-il affirmé, a un rôle crucial à jouer pour faire en sorte que la violence en Syrie prenne fin rapidement.

Rappelant que le « règlement pacifique des conflits » avait été l'un des piliers autour desquels il a organisé sa Présidence, M. Al-Nasser a souligné l'accent mis sur la médiation, comme en témoignent les réunions et séminaires organisés autours de ce thème. Le Président s'est d'ailleurs félicité que son successeur, Vuk Jeremić, ait choisi de placer la 67ème session de l'Assemblée sous le signe du « règlement pacifique des conflits ».

Les évènements « tragiques » qui se sont déroulés la semaine dernière partout au Moyen-Orient nous rappellent la nécessité urgente de promouvoir la tolérance, le respect mutuel et le dialogue entre les civilisations, a affirmé M. Al-Nasser, qui a par ailleurs condamné toute forme de diffamation religieuse et d'incitation à la haine, ainsi que les attaques perpétrées contre des consulats et des ambassades.

Les trois autres piliers de la Présidence Al-Nasser sont la réforme et la revitalisation de l'ONU ; l'amélioration de la prévention et de la réaction en cas de catastrophes naturelles ; et le développement durable et la prospérité mondiale.

Sur ce dernier point, après avoir insisté sur l'importance de mettre maintenant en œuvre le Document final de la Conférence Rio+20, M. Al-Nasser a également annoncé qu'il avait nommé la représentante du Brésil pour diriger le processus de création d'un groupe de travail chargé de définir les objectifs de développement durable, qui prendront le relais des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

De son côté, le Secrétaire général Ban Ki-moon s'est rappelé qu'il y a un an, les États Membres étaient déjà en pleine préparation de Rio+20, dans un contexte déjà marqué par la persistance de la crise économique et financière et les transformations du monde arabe. « Lorsque le Conseil de sécurité était trop divisé pour prendre des mesures contre la violence et la répression en Syrie, l'Assemblée générale est entrée en scène de façon proactive », a rappelé le Secrétaire général, qui s'est réjoui par ailleurs qu'elle ait promu la compréhension mutuelle et la culture de paix dans le monde, notamment par le biais de l'Alliance des civilisations, « sujets qui restent une priorité au vu des récents troubles ».

M. Ban a rendu hommage au Président Al-Nasser, qui a fait preuve de leadership et d'engagement au cours d'une période marquée par « des évènements dramatiques et des défis complexes », tout en exhortant à poursuivre les efforts en vue d'atteindre les OMD dans les délais impartis et d'élaborer un programme de travail audacieux pour l'après 2015.

Le Président Al-Nasser a constaté un besoin croissant pour une Organisation des Nations Unies « universelle et véritablement légitime». « Aucune autre organisation n'est dotée d'un mandat aussi englobant et international. Aucune autre agence n'a le potentiel et la responsabilité d'édifier la paix et la prospérité pour tous », a-t-il conclu.


News Tracker: autres dépêches sur la question

Le Président sortant de l'Assemblée générale fait le bilan d'une année riche en évènements

Coup de projecteur