Navi Pillay exhorte le Venezuela à ne pas se retirer de l'organisme régional de protection des droits de l'homme

La Haut Commissaire aux droits de l’homme, Navi Pillay.

11 septembre 2012 – La Haut Commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, a exhorté mardi le Venezuela à reconsidérer sa décision de se retirer de la Convention américaine relative aux droits de l'homme, en précisant qu'une telle décision serait très néfaste pour la protection des droits humains dans le pays et dans la région.

« La Commission interaméricaine des droits de l'homme et la Cour interaméricaine des droits de l'homme ont non seulement eu un impact positif considérable pour le respect des droits de l'homme dans la région, mais elles ont aussi servi d'exemple pour le reste du monde, qui a pu constater l'efficacité et l'importance d'organismes régionaux de défense des droits de l'homme », a plaidé Mme Pillay dans un communiqué de presse.

La Convention américaine relative aux droits de l'homme, également connue sous le nom de Pacte de San José, a été adoptée par la plupart des pays du continent américain en 1969 dans la capitale du Costa Rica, San José, et est entrée en vigueur en 1978.

« Des mécanismes régionaux forts jouent un rôle clé pour renforcer le système international de protection des droits humains », a insisté Mme Pillay. « Cependant, ma préoccupation porte moins sur l'organisme que sur les personnes dont les droits seront inévitablement affectés par cette décision. Je crains que la protection des droits humains des Vénézuéliens, et potentiellement celle des Latino-Américains, ne s'affaiblissent et qu'ils ne soient plus vulnérables aux violations. J'exhorte donc le Venezuela à revoir sa position ».

La Haut Commissaire a appelé l'ensemble des États de la région des Amériques à poursuivre leur coopération avec les mécanismes internationaux et régionaux de protection des droits de l'homme et à s'abstenir de prendre des mesures susceptibles d'affaiblir l'un des mécanismes les plus anciens et efficaces de protection des droits humains.

« La Commission interaméricaine des droits de l'homme et la Cour interaméricaine des droits de l'homme ont joué un rôle crucial pendant toute l'histoire de la démocratie dans la région et continuent de le faire aujourd'hui plus que jamais, en particulier pour défendre les droits des groupes vulnérables tels que les populations autochtones, les défenseurs des droits de l'homme et les journalistes », a souligné Mme Pillay.

« Les gouvernements et la société civile doivent rester vigilants pour veiller à ce que les droits de l'homme obtenus si difficilement dans la région ne soient pas dilapidés », a-t-elle précisé.


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