La FAO identifie l'élevage comme vecteur de lutte contre la pauvreté

Un élevage de zébus au Kenya.

11 septembre 2012 – D'après une nouvelle publication de la FAO, des politiques et des changements institutionnels soigneusement adaptés peuvent contribuer à exploiter tout le potentiel que détient le secteur de l'élevage pour réduire la pauvreté.

« Tandis que l'élevage contribue aux moyens d'existence de 750 millions de pauvres, seule une petite minorité d'entre eux a jusqu'à présent tiré parti des opportunités offertes par la croissance de ce secteur », affirme le rapport.

« Dans la plupart des cas, les gouvernements ne formulent pas de politiques délibérées de lutte contre la pauvreté; ils ne se rendent pas compte que la croissance économique, si nécessaire soit-elle, ne suffit pas toujours à l'atténuer. »

Intitulé « Livestock sector development for poverty reduction: an economic and policy perspective », l'ouvrage s'appuie sur un vaste éventail de sources et de perspectives, selon lesquelles les investissements dans l'élevage peuvent appuyer les moyens d'existence et stimuler la croissance économique. Il soutient que des politiques avisées et des institutions saines sont essentielles au développement équitable de l'élevage.

Mais il insiste également sur le fait que, vu le contexte particulier de chaque pays, une approche-type ne peut guère fonctionner: identifier la réforme la plus appropriée exige de laisser une place à l'expérimentation et de tirer des enseignements des succès et échecs correspondants.

Les auteurs soutiennent également qu'il est important que les gouvernements, donateurs et autres acteurs distinguent les politiques du secteur de l'élevage qui portent à la croissance économique et les politiques et changements institutionnels qui aident les familles les plus démunies à survivre et à améliorer leurs moyens de subsistance.

Cet aspect est déterminant dans des zones où les niveaux de pauvreté sont particulièrement élevés parmi les éleveurs. Par exemple, dans l'Afrique subsaharienne, on estime que plus de 85 pour cent des gardiens de troupeaux pauvres vivent dans une pauvreté extrême.

Pour les individus victimes d'une extrême pauvreté, les auteurs soulignent que « l'élevage a peu de chances d'offrir des opportunités de croissance, mais plutôt des filets de sécurité - c'est-à-dire des outils pour la survie, plutôt que des outils pour le développement ».


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