L'ONU demande des fonds supplémentaires pour aider les civils syriens

Des réfugiés syriens au Liban. Photo: HCR/S. Malkawi

7 septembre 2012 – Les Nations Unies et ses partenaires ont annoncé vendredi la revue à la hausse de l'appel humanitaire pour la Syrie de 180 millions de dollars à 347 millions de dollars puisque le nombre de personnes qui ont besoin d'aide a doublé depuis le mois de juillet pour atteindre 2,5 millions de personnes.

Les priorités du nouveau Plan d'aide humanitaire pour la Syrie sont la santé, l'aide alimentaire, les moyens de subsistance, la réhabilitation des infrastructures, les services communautaires, l'éducation et les logements, dans la plupart des villes du pays ainsi que dans les zones où sont concentrées les personnes déplacés.

Le Plan a été présenté lors du Forum humanitaire pour la Syrie à Genève qui a rassemblé plus de 350 participants des États membres, d'organisations régionales, d'ONG internationales et d'agences humanitaires de l'ONU afin de mobiliser les fonds nécessaires pour apporter une assistance aux centaines de milliers de personnes qui ont été déplacés par le conflit.

« Actuellement, l'ensemble de la population civile syrienne est prise par la peur et le désespoir », a déclaré le Directeur des opérations du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), John Ging, devant les journalistes après le Forum. « Ils ont raison d'avoir peur », a-t-il souligné.

Des responsables de l'ONU ont demandé un soutien international plus fort pour faire face à la crise, qui s'est empirée au cours des dernières semaines dans plusieurs villes et villages, ainsi que dans les deux plus grandes métropoles du pays, Damas et Alep. Plus de 18.000 personnes, principalement des civils, ont été tués depuis le début de l'insurrection contre le régime syrien il y a presque 18 mois.

Selon les estimations de l'OCHA, plus de 1,2 million de personnes sont déplacés à l'intérieur du pays, dont plus de la moitié sont des enfants. Plus de 245.000 syriens ont demandé l'asile dans les pays voisins, dont 100.000 pour le seul mois d'août.

« Cela donne une indication de l'ampleur de la tragédie qui a lieu et qui s'empire. Cela représente également un défi considérable pour les agences humanitaires », a indiqué M. Ging.

« Cependant, l'aide humanitaire ne pourra pas résoudre la crise. La solution au conflit ne peut être qu'une résolution politique qui remplace les combats par un processus politique. Tant que ce processus ne sera pas lancé pour atteindre une résolution politique et la fin de la violence, la communauté humanitaire devra faire face à une situation de plus en plus dangereuse pour venir en aide aux personnes qui souffrent », a-t-il souligné.


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