Le PNUE demande une action urgente pour limiter les effets néfastes des produits chimiques

Photo: PNUE

5 septembre 2012 – Selon un rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) publié mercredi, une action urgente des gouvernements et de l'industrie est nécessaire afin de limiter l'augmentation des risques sanitaires et environnementaux posés par la gestion non durable des produits chimiques à travers le monde.

Ces risques sont aggravés par des modifications constantes dans les modes de production, d'utilisation et d'élimination des produits chimiques. Le problème concerne aussi bien les pays développés et que les pays émergents et les économies en développement, où les garanties et les règlements sont souvent plus faibles.

« Les communautés du monde entier - et plus particulièrement dans les pays émergents et dans les pays en voie développement - sont de plus en plus dépendantes des produits chimiques, des engrais, des produits en plastiques et des produits électroniques, pour développer leurs économies et améliorer leurs revenus, » a déclaré le Directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner, dans un communiqué de presse.

En Afrique sub-saharienne, on estime que les coûts résultant des intoxications aux pesticides dépassent maintenant le somme totale annuelle de l'aide publique au développement accordée à la région en matière de soin de santé de base, à l'exclusion de l'aide publique pour le VIH/SIDA.

« Si les produits chimiques peuvent fournir des bénéfices, cela ne doit pas se faire au détriment de la santé humaine et de l'environnement. La pollution et les maladies liées à l'utilisation, à la production et à l'élimination non durable des produits chimiques peuvent gravement entraver les progrès et l'accomplissement des objectifs de développement clés », a souligné M. Steiner.

« En effet, cela affecte l'approvisionnement en eau, la sécurité alimentaire, le bien-être et la productivité des travailleurs. Réduire les risques et améliorer la gestion des produits chimiques, à tous les stades de la chaîne d'approvisionnement, est donc une composante essentielle de la transition vers une économie verte, sobre en carbone et économe en ressources », a-t-il ajouté.

Une gestion saine des produits chimiques peut aider à réduire les charges financières, les problèmes de santé et les niveaux de pollution. Cela aurait aussi un impact positif sur les moyens de subsistance, la préservation des écosystèmes, et le développement des technologies vertes, indique l'étude.

La publication du rapport découle des engagements qui ont été renouvelés par les pays lors du sommet de Rio +20 en juin dernier. Ces engagements concernent le déversement illégal de déchets toxiques, le remplacement des substances chimiques dangereuses par des alternatives plus sûres, et l'augmentation du taux de recyclage des déchets.


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