Un groupe d'experts de l'ONU souligne la nécessité de lutter contre les disparitions forcées

Une mère raconte l’histoire de son fils disparu sous le régime des militaires en Argentine à la fin des années 1970 et début des années 1980.

30 août 2012 – Les disparitions forcées de personnes sont non seulement un crime atroce mais également un acte qui va à l'encontre de l'essence même de l'humanité, a souligné jeudi le Groupe de travail de l'ONU sur les disparitions forcées ou involontaires.

« De telles pratiques ne peuvent être tolérées ni dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ou contre le crime organisé, ni dans les tentatives d'étouffer les aspirations démocratiques ou la liberté d'expression », ont déclaré le groupe de travail et le Comité sur les disparitions forcées.

« C'est un acte qui va à l'encontre de l'essence même de l'humanité et des valeurs de fondamentales de toute société », ont-ils plaidé dans une déclaration commune à l'occasion de la Journée internationale des victimes des disparitions forcées, observée pour la seconde année consécutive.

Le Groupe de travail de l'ONU sur les disparitions forcées ou involontaires a été établi en 1980 par la Commission des Nations Unies sur les droits de l'homme afin d'aider les familles à déterminer le sort de leurs proches disparus. Il s'efforce d'établir une voie de communication entre les familles et les gouvernements des pays concernés, pour veiller à ce que les cas individuels soient examinés, avec pour objectif de faire la lumière sur le sort des personnes qui, après avoir disparu, sont placées sous la protection de la loi. Le Groupe de travail continue de traiter les cas de disparitions jusqu'à leur résolution.

Les experts de l'ONU ont indiqué que 2012 marquait le 20ème anniversaire de l'adoption par l'Assemblée générale de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, exprimant leur préoccupation devant la persistance du phénomène dans certains pays.

« La pratique des disparitions forcées est encore utilisée dans certains pays pour réprimer des individus et intimider ceux qui réclament le respect de leurs droits. Dans d'autres pays, les crimes du passé n'ont pas encore été élucidés correctement. Toutes les familles de personnes disparues, même si cela fait des années que les faits se sont produits, ont le droit de connaître la vérité et d'obtenir une réparation », ont souligné les experts.

Le groupe d'experts sur les disparitions forcées est actuellement composé du Président du groupe Olivier de Frouville (France), Ariel Dultzky (Argentine), Jasmina Dzumhur (Bosnie Herzégovine), Osman El-Hajjé (Liban) et Jeremy Sarkin (Afrique du Sud).


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