Le Conseil de sécurité proroge d'un an le mandat de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire

Des casques bleus de l'ONUCI dans l'ouest de la Côte d'Ivoire.

26 juillet 2012 – Le Conseil de sécurité a prorogé jeudi d'un an, jusqu'au 31 juillet 2013, le mandat de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI). En adoptant à l'unanimité une résolution, il proroge également jusqu'à la même date l'autorisation donnée aux forces françaises de soutenir l'ONUCI.

Si la protection des civils doit rester la priorité de l'ONUCI, celle-ci doit se concentrer davantage sur l'appui à fournir au Gouvernement pour les activités de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) et la réforme du secteur de la sécurité, indique la résolution.

Souscrivant à la recommandation du Secrétaire général de réduire dès que possible la composante militaire de l'ONUCI, le Conseil a décidé aujourd'hui que l'effectif autorisé de cette composante sera ramené à 8.837 militaires, dont 8.645 soldats et officiers d'état-major et 192 observateurs militaires.

Une décision regrettée par la délégation ivoirienne, qui a déclaré devant le Conseil qu'elle espérait que la réduction des effectifs n'entraînerait pas de « vide sécuritaire ». Le 20 juillet dernier, une attaque lancée à Duékoué, dans l'Ouest du pays, avait fait 11 morts.

Le Conseil a approuvé « avec prise d'effet immédiat », une autre recommandation de Ban Ki-moon, qui proposait de transférer à l'ONUCI les trois hélicoptères armés actuellement attribués à la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL), pour les utiliser en Côte d'Ivoire et au Libéria le long de la frontière entre les deux pays et au-delà.

La résolution exhorte par ailleurs le Gouvernement ivoirien « à concevoir et à exécuter rapidement un programme national de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et le prie instamment d'accélérer la mise au point et l'exécution d'une stratégie globale de réforme du secteur de la sécurité ».

Le Gouvernement est en outre instamment prié de veiller le plus rapidement possible à ce que tous les auteurs de violations graves des droits de l'homme ou d'atteintes au droit international humanitaire, en particulier celles commises pendant la crise postélectorale en Côte d'Ivoire, soient traduits en justice, et à continuer de coopérer avec la Cour pénale internationale (CPI).

Il est également demandé au Gouvernement de la Côté d'Ivoire et à tous les acteurs politiques de veiller à ce que les prochaines élections locales soient ouvertes, transparentes, libres et régulières et se déroulent dans le calme, « et à ce qu'elles favorisent la représentativité politique et la réconciliation ».


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