La culture de la plante de coca reste stable en Colombie, indique l'ONUDC

Plante de coca. Photo: UNODC.

25 juillet 2012 – Dans un nouveau rapport publié mercredi, l'Office des Nations Unies pour la drogue et le crime (ONUDC) indique que la surface cultivable de la coca en Colombie a augmenté d'à peine 3% en 2011, ce qui confirme que la production de cocaïne est restée stable au cours de l'année écoulée.

S'appuyant sur des images satellites, l'étude révèle que 64.000 hectares sont utilisés dans ce pays pour cultiver la plante de coca. Près de deux-tiers de la production, soit 62%, est concentrée dans quatre départements : Naurino, Putumayo et Cauca à l'ouest du pays, et Guaviare, dans le centre de la Colombie.

Selon l'ONUDC, la récolte de la feuille de coca par hectare a décliné, probablement parce que les agriculteurs utilisent moins d'engrais et de produits chimiques agricoles. La production potentielle de cocaïne est donc restée relativement stable, malgré l'expansion de l'espace cultivé, qui est passé de 350 tonnes en 2010 à 345 en 2011.

La valeur des produits extraits de la plante, dont la feuille de coca et la pâte de coca qui sert à la production de la cocaïne, est estimée à 420 millions de dollars, soit 0,2% du PIB de la Colombie.

L'agence onusienne de lutte contre les stupéfiants et la criminalité indique toutefois que le revenu net d'un cultivateur de feuille de coca approche deux dollars par jour, ce qui est proche du seuil de pauvreté extrême fixé par la communauté internationale.

« Cela montre que les petits producteurs de coca bénéficient très peu du marché lucratif de la cocaïne », explique l'ONUDC dans le rapport qui sert à soutenir les efforts de suivi de la culture de la plante de coca par le gouvernement colombien.


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