Kiribati doit améliorer l'accès à l'eau et à l'assainissement, affirme une experte de l'ONU

Catarina de Albuquerque, Rapporteuse spéciale des Nations Unies pour le droit à l’eau et à l’assainissement. Photo ONU/JC McIlwaine

25 juillet 2012 – La Rapporteuse spéciale des Nations Unies pour le droit à l'eau et à l'assainissement, Catarina de Albuquerque, a exhorté mercredi le gouvernement de Kiribati à faire de l'accès au droit à l'eau potable et à l'assainissement une priorité nationale.

« J'ai été choquée par les taux de mortalité infantiles à Kiribati, les plus élevés du Pacifique. Si ce pays souhaite réellement réduire les causes évitables de mortalité, il faut améliorer d'urgence l'accès à l'assainissement et l'hygiène », a déclaré Mme de Albuquerque dans un communiqué de presse.

Privée d'accès à des sanitaires, une grande partie de la population de Kiribati se trouve contrainte de faire ses besoins dans l'océan ou la nature, ce qui a des implications de santé publique graves puisque les excréments humains sont porteurs de maladies.

Cela est particulièrement problématique dans les quartiers sud de la capitale Tarawa, où des systèmes de traitement des eaux usées sont inadéquats, un manque de lavage des mains et les pratiques de défécation à ciel ouvert entrainent une mortalité infantile importante.

« Un premier pas pour améliorer la situation serait de confier la responsabilité de l'assainissement à un département gouvernemental et d'assurer l'apport des ressources humaines et financières », a préconisé l'experte indépendante de l'ONU.

« Chaque habitant de l'archipel doit pouvoir bénéficier du droit humain à l'eau potable et à l'accès à l'assainissement », a-t-elle ajouté.

Des études révèlent que l'accès à des quantités suffisantes d'eau améliore l'hygiène personnelle et réduit donc la prévalence de la diarrhée et d'autres maladies fatales pour les enfants.

« L'approvisionnement en eau est insuffisant à Kiribati. Il faut prendre des mesures urgentes pour veiller à ce que l'ensemble des habitants ait accès à des quantités suffisantes pour couvrir leurs besoins personnels et domestiques », a insisté Mme de Albuquerque.

« Je conseille donc au gouvernement de ne pas concentrer tous les efforts sur la recherche d'une solution unique, mais plutôt d'explorer une gamme d'options. Cela contribuerait à la fois à réduire les coûts et à favoriser la viabilité de l'accès à l'eau », a-t-elle ajouté.


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