
Les Casques bleus de la MONUSCO protègent les civils à Goma en RDC contre des attaques de la M23. Photo: MONUSCO/Sylvain Liechti
Dans une déclaration faite à la presse en fin de journée, et lue par son Président pour le mois de juillet, Nestor Osorio, de la Colombie, les membres du Conseil ont instamment demandé que les commandants du M23, notamment Bosco Ntaganda, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt délivré par la Cour pénale internationale, soient arrêtés et traduits en justice.
En outre, ils se sont vivement inquiétés de la forte dégradation de la situation dans la province du Nord-Kivu et de l'aggravation de la situation humanitaire dans l'est de la RDC, du nombre croissant de personnes déplacées et de réfugiés, ainsi que des violences sexuelles et de l'utilisation d'enfants soldats qui ont été signalées.
Dans leur déclaration, les membres du Conseil ont à nouveau condamné tout soutien extérieur apporté aux groupes armés en RDC : « Tous les pays de la région sont exhortés à coopérer activement avec les autorités congolaises afin de parvenir à démobiliser le M23 », ont-ils exigé.
Les membres du Conseil de sécurité ont par ailleurs priés instamment les Gouvernements congolais et rwandais de pleinement mettre en uvre les mécanismes bilatéraux et régionaux existants pour remédier à l'insécurité dans l'est de la RDC. Ils se sont félicités des consultations récentes entre les Présidents Kagame et Kabila pour résoudre la crise, encourageant la poursuite du dialogue de haut niveau aux échelons bilatéral et régional.
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